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Sur Facebook, Valls et Monteboug 1ers bénéficiaires du débat des primaires PS

19 septembre 2011 1 commentaire

A la veille du débat de jeudi dernier (15/09/11) on pouvait se demander si le débat aurait un impact sur les soutiens que les candidats agrègent sur leur page Facebook. En gros, les candidats gagneront-ils des « fans » durant la soirée à l’occasion du débat ?!

Bon, il est vrai que pour cela, il faudrait que les candidats considèrent leur page Facebook comme un outil à parti entière.  Comme je le montrais dans mon dernier billet, c’est malheureusement encore loin d’être le cas …

Cependant nos concitoyens passant de plus en plus de temps conjointement devant la TV et sur la toile, il valait la peine de mesurer la chose.

Voici les résultats :

 

Nbr de soutiens

 

15 sept

16 sept

 

Ségolène Royal

29 102

29212

+0,4 %

Martine Aubry

14 611

14 894

+ 2 %

Arnaud Montebourg

12 084

12 444

+ 3 %

François Hollande

11 619

11 905

+ 2,5 %

Manuel Valls

5 102

5 366

+ 5 %

JM Baylet

679

715

+ 5 %

Quels enseignements peut-on tirer de ces chiffres ?

Si on met de côté Baylet qui part de très loin sur Facebook, il est intéressant de constater que la page ayant le plus progressé à l’issue du débat (Manuel Valls avec + 5%) est celle du candidat ayant été présenté par les commentateurs comme le principal vainqueur du débat.

Si les chiffres en % donne Manuel Valls comme le principal bénéficiaire en progression, en chiffre brut, c’est la page d’Arnaud Montebourg qui progresse le plus avec + 360 fans.

Les pages Facebook des politiques sont elles en passe de devenir un moyen de tâter le pouls de l’opinion en temps réel ?! A voir … L’année électorale qui se présente répondra peut être à la question.

Un effet "débat" 

Même si il a été faible, il est indéniable qu’il y a eu un effet "Débat" sur le nombre de fans. Il suffit pour s’en convaincre de voir que le taux de progression des fans a rechuté depuis sur l’ensemble des pages des candidats.

Alors il est vrai que dans l’absolu, gagner 360 fans (pour Montebourg) en une soirée à l’échelle d’un pays comme la France (avec 21 millions de Français sur Facebook) c’est assez dérisoire. Dans une entreprise, le ROI serait même jugé totalement lamentable …

Bref, il est urgent que les candidats dépassent le stade du "présentéisme" sur Facebook. Car même sans parler de la dimension conversationnelle (traité dans mon dernier billet), un candidat cohérent et rationnel devrait juger prioritaire le fait de rassembler le plus grand nombre de soutiens possibles sur sa page. A la fois pour disposer ainsi d’une audience qualifiée mais également pour pouvoir témoigner de sa popularité dans l’opinion publique.

Heureusement que l’élection ne se joue pas sur Facebook parce qu’à ce compte, avec près d’un demi million de soutiens sur sa page, Nicolas Sarkozy serait d’ores et déjà réélu !

Primaires PS sur Facebook : état des lieux à J – 30

13 septembre 2011 Poster un commentaire

photomontage des 6 candidats
A un peu moins d’un mois du 1er tour des primaires socialistes, voici un petit état des lieux de l’utilisation de Facebook par les 6 candidats.

Etat des lieux des soutiens au 12/09/11 :

Ségolène Royal : 28 985 soutiens
Martine Aubry : 14 432
Arnaud Montebourg : 11 914 soutiens
François Hollande : 11 317 soutiens
Manuel Valls : 5084 soutiens
JM Baylet : 653 soutiens

Analyse quantitative / qui est en tête ? qui progresse le + ?

Ségolène Royal caracole en tête … non pas dans les sondages ☺ mais sur Facebook ! Avec près de 29 000 soutiens sur sa page, elle est loin devant les autres candidats. En seconde place, la page Martine Aubry regroupe «seulement» un peu plus de 14 000 soutiens (.

Cette 1ère place s’explique notamment par l’antériorité de la présence de SR sur le réseau social. Elle fut en effet l’une des toutes premières politiques française à aller sur Facebook. Par ailleurs, son statut d’ex candidate à la Présidentielle et de prétendante au poste de 1er secrétaire du PS lui ont permit de capitaliser les soutiens sur sa page depuis maintenant près de 3 ans.

Mais l’antériorité n’explique pas tout. Le nombre de soutiens sur la page a plus que doublé depuis juin dernier passant de 13 000 à près de 29 000 soutiens. On peut y voir un signe que sa popularité reste forte dans l’opinion.

Cette croissance exponentielle du nombre de soutiens est un phénomène qui s’observe également chez les autres principaux candidats.

La "Fan page" d’Aubry est ainsi passé de 3000 soutiens en juin à plus de 14 000 en septembre. Soit une progression de plus de 460 % !

La page publique de François Hollande est quant à elle passé de 2500 à un peu plus de 11 000 soutiens. Soit une progression de 360% !

La page d’Arnaud Montebourg connaît une progression sensiblement égale à celle de François Hollande en passant d’un peu moins de 3000 soutiens à presque 12 000 en septembre.

Pour effectuer les relevés de nombre de fans, je me suis servi des chiffres du baromètre mensuel publiés sur http://www.top100politique.com

Notons que François Hollande "traine" encore son profil perso comme un boulet plafonné à 5000 amis. Ceci peut en partie expliquer le fait que sa page publique rassemble moins de monde (A titre de comparaison, Manuel Valls a récemment transformé son profil perso en Page publique : il dispose désormais d’une Fan page de plus de 5000 soutiens. Ne doutons pas qu’il va demander à Facebook la fusion avec son autre Fan page qui elle compte environ 1350 soutiens).

Analyse qualitative / Quels usages les candidats font-ils de leurs pages ?

L’utilisation que les candidats font de leurs pages est globalement assez décevante. La majorité d’entre eux se contente de relayer les actus de leur site et de dérouler tel un inventaire à la Prévert, leurs passages dans les médias. Bref, rien de passionnant !

A regretter : une absence totale de Community Management sur les pages

On regrettera surtout que la dimension conversationnelle y soit totalement absente. Alors même que, pour l’ensemble des candidats, chacun des posts publiés suscitent des dizaines voir des centaines de réactions (« j’aime » et/ou commentaires), on ne voit aucun des candidats prendre la peine de rentrer dans la conversation, c’est à dire, réagir aux commentaires, remercier les internautes pour leurs contributions. C’est pourtant le B.A- Ba d’une démarche de Community management sur Facebook. A croire que les débats et discussions se déroulant sur leur Mur ne les intéressent pas …

Malgré le caractère horizontal de la communication sur Facebook, nos politiques s’obstinent à faire du vertical et rien que du vertical.

Alors certes, je ne suis pas assez naïf pour ignorer les enjeux et difficultés de la mise en place d’un Community Management sur une page Facebook. Mais tout de même : ces candidats n’ont-ils pas des équipes de campagnes susceptibles d’assumer ce volet conversationnel ?!

Espérons que les équipes de campagnes corrigent rapidement ces maladresses de débutants …

La mécanique virale de Facebook étant ce qu’elle est, les candidats ont tout à gagner à rentrer dans la conversation s’ils veulent élargir davantage encore l’audience de leur page publique. Question d’ambition ? de génération ? de culture ? Et vous, qu’en pensez vous ?

Présidentielle 2012 : panorama des forces en présence sur le Web

20 mai 2011 1 commentaire

En cette fin de moi de mai, ce billet pour vous annoncer que je vais entamer un panorama de l’état de la présence en ligne des candidats potentiels à l’élection Présidentielle de 2012. Merci à @seekoeur pour son coup de pied au Q ;-)

L’objectif sera de faire le point sur l’état des dispositifs existants pour chacun des candidats potentiels. Au fil des mois, nous pourrons ainsi voir comment ces dispositifs évoluent :

Au plan quantitatif, on pourra ainsi par ex voir l’évolution du nombre de fans sur Facebook et du nombre de followers sur Twitter

Au plan qualitatif, on pourra se rendre compte du déploiement de nouveaux outils, et l’utilisation qui en est fait.

Je vais commencer par DSK (prochain billet à suivre)…. Oui, je sais, il est plus que probable que celui-ci soit désormais hors jeu … Eh bien justement ! Commençons par lui avant que sa sortie de piste ne soit confirmée.

J’ai choisi de passer en revue la présence en ligne des 17 candidats potentiels suivants :

A droite

  • Nicolas Sarkozy
  • Dominique De Villepin
  • Hervé Morin
  • François Bayrou
  • Nicolas Dupont Aignan

 Extrême droite 

  • Marine Le Pen
  • Arnaud Gouillon

 Les verts 

  • Nicolas Hulot
  • Eva Joly

 A Gauche 

  • DSK
  • Ségolène Royal
  • Martine Aubry
  • François Hollande
  • Manuel Valls
  • Arnaud Montebourg
  • Vincent Peillon

 Extrême gauche / gauche radicale 

  • Jean-Luc Mélenchon

Si vous avez des infos à me faire suivre, n’hésitez pas !

Les ministères sur Twitter : 1er état des lieux

25 mars 2011 2 commentaires

Après mon billet du mois dernier sur la présence des ministres sur Twitter, je m’attaque aujourd’hui aux ministères ! Je me suis en effet rendu compte lors de mes recherches, qu’au delà des Politiques intuitu personae, la présence institutionnelle des ministères se développait également sur la plateforme de micro-blogging. J’ai donc entrepris de les recenser.

 

Sur les quinze ministères que compte le gouvernement actuel, on recense six ministères présents sur Twitter avec un total de 11 comptes. Le ministère de l’Emploi, du travail et de la Santé compte en effet 3 profils et la Défense également. Si ce mouvement n’est pas encore un raz de marée (désolé pour la métaphore), ce n’est plus un épiphénomène.

 

 

Petit panorama et état des lieux

 

Qui sont les plus suivis ?

Le ministère comptant le plus de followers sur son compte est le MAE avec 69 570 abonnés au 24 mars. Il est suivi, loin derrière, par l’Education Nationale (21 043 followers) et le ministère de l’Intérieur (8825 followers).

 

Qui tweete le plus ?

Les trois ministères le plus bavard sont Bercy avec 3821 tweets au compteur, suivi par le MAE (1588 tweets) et l’intérieur (1176 tweets publiés).

 

Stratégie d’abonnement

Si on veut jouer le jeu, sur Twitter, on vient autant pour publier que pour écouter. Çà manifestement, les ministères ne l’ont pas encore compris. A l’exception de Bercy qui suit près de 1000 comptes, la majorité des autres ministères présent ne suit personne ou alors seulement une poignée de comptes (très souvent d’ailleurs, ceux des autres ministères !) : De là à croire qu’ils n’utilisent Twitter que pour faire du « push » d’infos en provenance de leur site, il n’y a qu’un pas …

 

Stratégie de publication et de conversation : focus sur le MAE, Bercy et Beauvau

 

>> Quai d’Orsay

Prime au plus ancien, @Francediplo, le compte du MAE tire très bien son épingle du jeu : les Retweet sont fréquents, les replys un peu moins mais il y en a. Enfin, les hashtags (#) sont présent sur la quasi totalité des tweets. On remarquera également que le MAE entretient les échanges avec le réseau d’ambassades Françaises présentes sur Twitter. En résumé, le quai d’Orsay maitrise les codes de Twitter et les utilisent de manière pertinente. Seul petit bémol, on peut regretter que le partage d’infos ne soit pas étendu au fruit de la veille que le MAE doit effectuer sur la toile.

 

>> Bercy

Pas très loin derrière le Quai d’Orsay, on retrouve le ministère des Finances qui contrairement au ministère de l’intérieur a découvert les vertus des services de raccourcis d’URL ! (un peu d’entraide interministérielle ne nuirait pas J). Premier élément positif, Bercy dispose d’un fond de page personnalisé qui liste l’ensemble des sites et dispositifs du MINEFI sur la toile et les médias sociaux. Récemment, Bercy s’est essayé à la couverture « Live tweet » d’un colloque : c’est encore assez peu fréquent dans le domaine publique pour être signalé. On regrettera l’absence quasi totale de RT et de reply qui sont pour le moment l’exception et non la règle, c’est bien dommage.

 

>> Ministère de l’intérieur

1ère question à trancher : est-ce le compte du ministère de l’intérieur ou celui du ministre ?! J La question, vous en conviendrez n’a rien d’anodine. Sinon, initiative intéressante lors du 1er tour des cantonales avec une sorte de « Live Tweet » des résultats département par département. Bon, le problème est que tous ces tweets ont été diffusé le lendemain … L

 

En conclusion : il est urgent de dépasser le stade du « présentéisme »

 

Si certains ministères commencent à avoir un peu de recul et à consolider leur positionnement et leur stratégie de publication sur Twitter, la majorité des autres ministères en est encore au stade du « présentéisme » : ils y sont. Et s’en servent pour faire du « push d’infos TOP >> DOWN. C’est dommage car c’est faire du vieux avec du neuf.

 

Certes, Twitter n’est pas un outil évident à appréhender. Trouver le bon positionnement éditorial peut prendre du temps. Mais ce n’est pas parce que c’est « tendance » qu’il faut être présent sur Twitter mais parce qu’on a établi un vrai projet et positionnement éditorial : Quels objectifs ? Quelles cibles ? Quelle stratégie de publication et d’animation ? Enfin, quelle stratégie de conversation ? La gratuité de l’outil ne dispense pas de se poser toutes ces questions.

 

>> Cinq petits conseils pour pérenniser sa présence sur Twitter

 

1 / Clarifier le projet éditorial (et la place du ministre !)

2 / Adopter les codes et usages en vigueur sur Twitter

3 / Ne pas parler que de soi mais partager le fruit de sa veille

4 / Engager la conversation (oui, c’est nouveau et vous n’avez pas l’habitude ! Mais avec un peu de persévérance, vous y arriverez !)

5 / Ne pas limiter l’usage de Twitter au service communication (Vous ne voyez pas de quoi je veux parler ?! Contactez moi, je vous en dirai plus).

 

Retrouver la liste des ministères Français présent sur Twitter sur cette liste publique sur mon compte Twitter : https://twitter.com/#!/pargatruk/ministères

 

 

Pourquoi, en 2011, les ados risquent de débarquer sur Twitter

31 janvier 2011 22 commentaires

En ce début d’année 2011, je cède à la tentation de vous livrer ma petite prédiction pour l’année à venir concernant l’évolution de la sociologie de Twitter.

Sans aller jusqu’à rattraper Facebook, il y a fort à parier qu’en 2011 Twitter connaisse une forte croissance dopée par l’engouement des adolescents pour la plateforme de micro blogging aux Etats-Unis comme en Europe. Les deux principaux éléments qui me conduisent à formuler une telle hypothèse sont les suivants :

  • Les ados ont besoin « d’entre soi ». Or sur Facebook, Papa et Maman sont désormais aussi mes amis !
  • Les SMS, c’est ringard et çà ne permet pas de communiquer avec l’ensemble de sa tribu

 

1 / Facebook n’offre plus « l’entre soi » générationnel dont les ados ont besoin


Avec plus d’un demi milliard de membre et une moyenne d’âge de 38 ans, Facebook n’est plus un réseau social de niche. Toutes les statistiques publiées par Facebook montrent que depuis 2010, le taux de progression des membres se fait sur la tranche des 55 ans et +.

Durant toute cette année 2010, les parents, les oncles, les tantes ont débarqués sur Facebook ! Si certains ados sont parvenus à cloisonner, pas évident de refuser la demande de contact de papa ou maman !

Où est le problème me direz vous ?! Eh bien, dès lors qu’un ado compte ses parents parmi ses amis sur Facebook, cela va l’inciter à une certaine retenue dans ces posts : il ne sera plus aussi spontané que devant sa bande d’amis. Bref il ne sera plus aussi libre qu’avant ! A mon sens, ceci constitue déjà en soi, une bonne raison de trouver un nouvel eldorado.

La rupture de « l’entre soi » générationnel sur Facebook peut constituer une raison suffisante pour que les ados se mettent en quête d’un nouvel eldorado. Et qui d’autre que Twitter est mieux à même de leur offrir cet eldorado ?!

 

2 / Les SMS, c’est ringard et çà ne permet pas de communiquer avec sa tribu

 

A l’heure des médias sociaux et de l’avènement de l’Internet Mobile, les SMS sont sur le point de prendre un sérieux coup de vieux. Deux caractéristiques des SMS peuvent conduire à pronostiquer leur obsolescence et donc leur abandon progressif au profit d’autres outils de communication plus sophistiqués.

Une première caractéristique tient à l’une des limites fonctionnelles du SMS : celui-ci est essentiellement un outil de communication « One To One ».

Il est certes possible d’envoyer un même SMS à plusieurs personnes à la fois mais chacun en conviendra, c’est relativement fastidieux et à quelques rares exceptions (Nouvel an, annonce d’une Naissance) peu de personne pratique régulièrement l’envoi de SMS en groupe. Bref, le SMS reste essentiellement un moyen de communication One To One qui permet à deux individus d’échanger.

La seconde caractéristique tient au caractère essentiellement privé de l’usage des SMS.

La lame de fond du Social Média a changé la donne dans la perception de ce qui relève de la sphère privée et intime et ce qui relève de la nouvelle sphère digitale publique. Je ne suis ni pour, ni contre (bien au contraire !) mais je constate juste que pour nombre d’entre nous à commencer par les plus jeunes, la sphère privé a rétréci (ou changé de nature). Désormais force est de constater que chacun se livre et publie beaucoup plus de choses sur lui-même sur la toile. Au delà même de Facebook, il suffit pour s’en convaincre de voir le succès croissant des services de géo localisations du type Foursquare ou Facebook Place.

Bref, pour les ados, à quoi bon utiliser le média SMS alors qu’il limite drastiquement la publicité qu’ils sont prêts à apporter à leurs prises de paroles ?!

Alors, d’accord, me direz vous, mais Twitter dans tout çà ?!

Eh bien, Twitter, à y regarder de plus prêt, présente bien des avantages :

Sur la forme, un tweet n’est guère éloigné d’un SMS. Sur le fond, la plateforme de micro-blogging permet à la fois la plus large publicité des messages tout en offrant le cas échéant l’anonymat et la protection des tweets qui permet aux ados d’une tribu de recréer de l’entre soi.

Hier pour donner RDV à ses potes, Kevin devait envoyer autant de SMS qu’il a d’amis. Aujourd’hui, en un tweet, il peut prévenir toute sa tribu de followers et se géolocaliser en même temps.

Sans aller jusqu’à pronostiquer le déclin de Facebook, il faut bien comprendre que celui-ci devenant « Mainstream », il ne permet plus à ses membres de se différencier.

Dès lors, en plus de Facebook, les ados en quête de différenciation pourraient choisir de cultiver un autre espace digital …. sur Twitter.

 

Qu’en pensez vous ?

Les grandes villes toutes présentes sur Facebook … mais pas les municipalités !

2 décembre 2010 1 commentaire

N’en déplaise à certains, Facebook n’est pas un phénomène de mode. Avec plus d’un demi-milliard de membres dans le monde et 20 millions en France, c’est une réalité sociale et économique. Les entreprises ne s’y sont d’ailleurs pas trompées : elles investissent désormais massivement la plateforme pour communiquer auprès de leurs cibles. Qu’en est-il des collectivités locales françaises et notamment des grandes villes Françaises (plus de 100 000 habitants) ?! C’est à cette question que cette étude a entrepris de répondre en s’appliquant à recenser les Fans Pages « officielles » des municipalités quand elles existent. Et au delà, de voir l’état de l’offre existante en matière de Fans Pages indépendantes.

Voici le résultat de cette étude, pas folichon comme dirait Laurent Cabrol !

Sur les 41 villes, seules 12 d’entre d’elles sont présentes sur Facebook par l’intermédiaire d’une Fan Page officielle. Ceci alors que dans le même temps, il existe une multitude de Fans Pages indépendantes qui cumulent au total plus d’un million de Fans.

Un double constat

1 / Des municipalités encore très minoritaires sur Facebook

Les grandes villes sont encore très peu présentes sur Facebook : 25% d’entres elles seulement animent une Fan page (12 sur les 41 villes de plus de 100 000 habitants).

Parmi les municipalités présentes, on retrouve Paris, Toulouse, Grenoble, Besançon et Strasbourg mais ni Marseille, Lyon ou Bordeaux. Lille, Orléans ou Montpellier ne sont pas davantage présentes (Cf étude complète pour le détail).

2 / Des pages indépendantes fédérant chacune plusieurs dizaines de milliers de Fans

Un rapide tour d’horizon montre que les Fans Pages indépendantes sont nombreuses : pas une ville qui n’ait au moins une ou deux Fans Pages qui lui sont consacrées ! Ainsi, Metz, Villeurbanne, Montpellier en compte deux chacune. Amiens, Bordeaux et Dijon en compte 3 chacune. Le record du nombre de Fans pour une page indépendante étant détenu par Marseille suivi par Toulouse, Bordeaux et Lyon.

Palmarès des Villes ayant le plus de « fans »

Si on met Paris de côté (plus de 400 000 fans), C’est Besançon qui arrive bonne première en nombre de Fans sur sa page publique avec 19 471 Fans. Bel exploit pour la cité bisontine que l’on n’attendait pas là mais qui, après tout, est fidèle à sa réputation de pionnière en matière de TIC. Besançon est suivie par Grenoble (18 902 fans) et Rouen (15 788).

VILLE  

NOMBRE DE FANS

Besançon 19 471
Grenoble 18 902
Rouen 15 788
Saint-Étienne 5344
Toulon 4154
Toulouse 1668
Clermont-Ferrand 1490
Strasbourg 1045
St Denis de la Réunion 716
Villeurbanne 211
Montreuil 138


Palmarès des Fans Pages indépendantes

VILLE NOMBRE DE FANS 

(1° page indépendante)

1 Marseille 258 856
2 Toulouse 135 303
3 Bordeaux 102 449
4 Lyon 100 707
5 Lille 86 044
6 Montpellier 78 584
7 Strasbourg 58 664
8 Nantes 48 276
9 Nice 41 589
10 Paris 28 043
11 Nancy 25 945
12 Brest 25 630
13 Caen 23 276
14 Perpignan 21 455
15 Metz 19 988
16 Angers 19 144
17 Grenoble 18 902
18 Rennes 18 026
19 Tours 17 364
20 Rouen 15 788
21 Saint-Étienne 13 789
22 Amiens 12 778
23 Clermont-Ferrand 11 887
24 Dijon 11 301
25 Le Mans 11 251
26 Nîmes 10 840
27 Le Havre 10 315
28 Toulon 6 235
29 Reims 5763
30 Orléans 4578
31 Besançon 4323
32 Montreuil 3739
33 Limoges 3719
34 St Denis (93) 3190
35 Boulogne Billancourt 3034
36 Argenteuil 3004
37 Villeurbanne 2981
38 Aix en Provence 2796
39 Mulhouse 2723
40 St Paul de la Réunion 2574
41 St Denis de la Réunion 1172

Analyse : des membres de Facebook tout à fait disposés à « aimer » leur ville

L’adhésion aux Fans Pages indépendantes montre que les membres de Facebook sont prêts à « aimer » leurs villes : ville d’origine, ville d’habitation ou destination touristique. Les publications des membres sur les Murs montrent souvent des signes spontanés d’attachement à la Ville, voir même parfois une fierté d’y habiter ou d’en être originaire. Les Villes touristiques, quant à elle, voient aussi une adhésion assez forte que l’on peut imaginer associée aux séjours de vacances.

Mais alors même que les internautes sont là et les attentes manifestes, les municipalités répugnent à faire le grand saut dans le bain du plus grand réseau social au monde.

La souplesse partisane aidant, on aurait pu croire les Maires plus présents en tant qu’hommes (ou femmes) politiques. Il n’en est rien ! 9 sur 41 d’entre eux seulement animent une Fan Page.

3 bonnes raisons pour les municipalités d’être présentes sur Facebook

1. Fish Where the Fish are

Avec bientôt 20 millions de membres Français sur Facebook, il est peut être temps de se pencher sur ce qui est désormais une réalité sociale, non ?

2. Développer une communication de proximité

Sur Facebook vous aurez l’occasion de vous adresser à vos concitoyens de manière  moins institutionnelle, plus simple et pratique. Il faut pour cela bien sûr rompre avec 30 ans de communication territoriale.

3. Vous avez beaucoup à gagner à engager la conversation

De manière inédite dans l’histoire des collectivités, le feedback des citoyens et usagers peut beaucoup plus facilement remonter sur un Mur de Fan Page. C’est une réelle opportunité pour améliorer le fonctionnement des services à la population. Enfin, solliciter la participation des internautes, n’est-ce pas ce que tous les politiques entendent faire au travers des dispositifs de démocratie participative ?

Partis pris méthodologique

Cette étude a été réalisée entre le 22 et le 28 novembre. Les chiffres présentés ne constituent donc qu’une photographie à un instant T. Il est probable que le nombre de Fans aient déjà fluctué sur les pages.

Nous avons effectué les recherches sur Facebook et Google à partir de deux requêtes : « Nom de la Ville » ET « Ville de …. »

Nous n’avons recensé que les Fans pages et non les profils perso. Ceux-ci étant limités à 5000 amis, ils constituent un format totalement inadapté pour une ville de plus de 100 000 habitants.

En ce qui concerne les Fans Pages indépendantes, nous n’avons recensé que celles dont la dénomination pouvait laisser entendre qu’elles étaient institutionnelles.

Auteurs de l’étude

Outre votre humble serviteur, ont participé à la réalisation de cette étude :

Virginie Mahé http://www.viadeo.com/fr/profile/virginie.mahe1 (@virginemahe sur Twitter)

Romain SANTIAGO : http://www.viadeo.com/profile/002yshxxz6i39yr

et l’agence Adverbia : http://www.adverbia.fr Merci à Franck et à toute son équipe.

Etude complète (au format pdf)

Si vous souhaitez recevoir le détail de l’étude, je vous invite à m’envoyer un mail : pargatruk AT gmail.com

A peine un quart des maires des grandes villes sont présents sur Facebook

29 novembre 2010 3 commentaires

Vous trouverez ci dessous la liste des Maires des Villes de plus de 100 000 habitants disposant d’une Fan Page sur Facebook. Sur les 41 maires, seul 9 d’entre eux disposent et animent une page publique. Palmarès peu glorieux pour nos élus locaux qui semblent ne s’intéresser aux médias sociaux que durant les campagnes électorales.

Dans le trio de tête, seul le 3ème ne surprend pas : il s’agit d’Alain Juppé, maire de Bordeaux qui rassemble 4300 fans. Celui-ci étant bloggeur depuis plusieurs années, il n’est pas étonnant qu’il ait pris le virage des médias sociaux.

En seconde position, arrive Christian Estrosi, maire de Nice avec 5034 « fans ». Celui-ci ne s’étant jamais particulièrement fait remarquer pour son appétence des médias sociaux, on a le droit d’être surprit.

Mais en fin de compte, c’est le tenant de la première position Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille avec près de 5500 « Fans » qui crée la surprise. On ne lui connaissait pas cette proximité avec les médias sociaux. Spécial Dédicace à son équipe d’animation J

Voici les 9 téméraires :

Répartition Gauche / Droite : 5 pour le PS contre 4 pour l’UMP

Classement des maires par nombre de Fans

Liste globale


Parti pris méthodologique

Date : étude réalisée le 29 novembre 2010

Périmètre : nous n’avons inclus dans le périmètre de ce recensement que les Fans pages actives et officielles :

>> Actives, c’est à dire faisant l’objet d’une animation régulière

>> Officielles, c’est à dire gérer par le maire et/ou son entourage (cabinet / militants)

Format : nous n’avons recensé que les Fans Pages (pages publiques) et non les profils perso. Pourquoi ? Tout simplement car les profils perso sont plafonnés à 5000 amis. Il ne peut donc en aucun cas s’agir d’un format adapté pour un maire d’une ville de plus de 100 000 habitants.

Si vous constatez des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part.

PS : un petit merci à @virginiemahe qui m’a inspiré pour ce billet ;-)

 


Méthodo pour bien démarrer sur Twitter

19 novembre 2010 Poster un commentaire

Mettre en place un tableau hebdomadaire de suivi de vos tweets

Vous débutez sur Twitter ? Le premier enjeu est de tweeter avec un minimum de régularité. Pour aider mes clients j’ai mis au point plusieurs dispositif : je vous livre ici l’un d’entre eux : élaborer un support tout simple, un tableau énumérant les différents types de tweets que vous avez prévu de diffuser. Pour cela, éditer un tableau hebdomadaire à remplir. Indiquez dessus les différents types de tweets que vous envisagez de publier :

1. Les propos « perso » : ce que vous avez envie de dire, de partager

2. les Retweets

3. …

4 ….

 

A partir de là, faite en sorte de vous astreindre chaque jour à publier un tweet de chaque catégorie ! Vu sous cet angle, le challenge est acceptable, non ?

1 / Vous imprimez ce tableau (disponible au format PDF Tableau hebdo pour Twitter) (ou pas si vous êtes un eco-warrior !)

2 / Challenge : chaque jour, efforcez-vous de publier au moins un tweet par catégorie. A chaque fois, cochez la case.

3 / Monitoring : jouez le jeu sans vous forcer et faite le point chaque semaine pour voir si vous avez tenu le rythme.

Avec cette méthodo, vous êtes assuré de publier au minimum 4 à 5 tweets par jour. Ce qui est tout à fait honorable pour débuter.

Alors bien entendu, il vous reste à régler un tout petit détail …. « Mais que publier ?! » me direz vous ?! Allons, allons ! Je suis persuadé que vous êtes une mine d’infos inexploitée ! Mais si vous y tenez vraiment, pour élaborer votre Contrat Initial de Twittering (CIT), vous pouvez toujours me contacter :-)

Top Ten des politiques français (vraiment) à la ramasse sur Facebook et Twitter

24 octobre 2010 3 commentaires

L’automne approche et il n’y a pas que les feuilles qui vont tomber ;-) . Celles et ceux qui connaissent ce blog savent que je suis plus souvent enclin aux coups de gueules qu’aux coups de coeur.

Alors que nos élus sont de plus en plus nombreux sur Facebook et Twitter, certains, et pas des moindres, restent vraiment à la ramasse.

De manière totalement arbitraire et subjective, j’ai donc choisi d’établir un petit palmarès des 10 hommes et femmes politiques complètement largués sur Facebook et/ou Twitter.

Bien entendu, rien n’impose aux politiques d’être présents sur Facebook. Mais avec désormais près de 19 millions de français inscrits sur Facebook, il est peut être temps pour eux de commencer à se poser la question, non ?! A l’instar des marques, nos élus devraient commencer à se soucier de leur E-réputation sur la toile car s’ils ne le font pas, d’autre le feront pour eux et souvent à leur dépends.

 

N°1 : Daniel Cohn Bendit

Sur Facebook : http://goo.gl/HLO2
DCB dispose d’une Fan page comptant plus de 6800 « fans » alors que celle-ci n’est plus animée depuis janvier 2009 ! Cette page est-elle vraiment « officielle », c’est à se le demander …
Sur Twitter, http://twitter.com/danycohnbendit

Le leader d’Europe Ecologie a débarqué à l’occasion des élections Européennes de 2009, il s’est timidement essayé aux gazouillis (25 tweets) puis a disparu au lendemain du scrutin le 8 juin 2009 laissant orphelin près de 7000 followers ! On se doutait que Danny était plus à l’aise dans la rue mais, mince, 7000 personnes, çà fait déjà un beau cortège, non ?!

N° 2 Martine Aubry

Sur Facebook : http://goo.gl/KE4t

Sa fan page totalisent plus de 4000 soutiens à ce jour. Cela ne doit pas être encore assez pour qu’elle juge utile de l’animer : le dernier post date du 26 janvier …

Sur Twitter, un compte existe : @martine_aubry : mais impossible de savoir s’il s’agit bien d’un compte officiel réservé : le compte n’a jamais publié aucun tweets ! Il compte pourtant prêt de 2400 followers mais là aussi, cela ne doit pas être encore assez ;-). Soyons confiant, la campagne de 2012 approche !

N° 3 Bertrand Delanoë

Sur Facebook : http://goo.gl/7AxK

Une Fan page totalisant 2400 soutiens (seulement) pour le maire de Paris (2 millions d’habitants), çà ne casse pas trois pattes à un canard ! Mais par ailleurs, puisque la page en question n’est plus animée depuis le 20 janvier dernier…. A quoi bon ?!

Sur Twitter, http://twitter.com/BertrandDelanoe

Ce n’est guère mieux : malgré près de 2400 followers, monsieur le Maire n’a plus tweeté depuis le 7 mars 2008 ! No comment.

N°4 Jean-louis Borloo

Sur Facebook : http://goo.gl/5SMl

Une Fan page regroupant près de 3500 soutiens mais une animation plus qu’erratique ! Le dernier post date du 5 septembre, les précédents du 5 mai, du 18 avril, du 30 mars, etc. Doit-on en déduire qu’il ne publie que durant les moments de sobriété ?! Il faut que j’arrête d’écouter Nicolas Canteloup !

Sur Twitter : JL Borloo n’y est pas présent


N°5 Manuel Valls

Sur Facebook : http://goo.gl/mHOU

La Fan page qui lui est dédiée est-elle officielle ? pas certain … elle compte tout de même plus de 1800 soutiens. Dernier post : 6 mars 2010 ! Le profil perso quant à lui fait l’objet d’une animation régulière mais dans la mesure où il a atteint le plafond des 5000 contacts, autant dire que le support n’est plus adapté … surtout à l’ambition du personnage ;-)

Sur Twitter : Manuel Valls n’y est pas présent


N° 6 Valérie Pécresse

Sur Facebook : www.facebook.com/vpecresse

Une Fan page comptant pas loin de 5000 fans (4875) mais plus aucune animation depuis le 2 juin dernier. Indifférence ? Incompréhension ? Ceci témoigne du désintérêt total de Pécresse pour les médias sociaux.

Sur Twitter : http://twitter.com/vpecresse

6500 followers mais plus un seul tweet depuis le lendemain des régionales de mars 2010. Elle a perdu, elle ne tweete plus ? Pas de bras, pas de chocolat ?! Si on décide d’arrêter, on prévient puis on désactive le compte mais on ne laisse pas 6500 personnes en plan comme çà !

N° 7 Alain Juppé

Sur Facebook : http://goo.gl/aoGW

Une Fan page regroupant un peu moins de 4000 supporters (3847 pour être précis). La page n’est plus animée depuis le 13 août dernier et ce malgré 167 « j’aime » sur son dernier post. C’est à n’y rien comprendre …

Sur Twitter : l’ancien premier ministre n’y est pas présent.


N°8 Bernard Kouchner

Sur Facebook : http://goo.gl/0OYW

Une Fan Page totalisant à ce jour 1349 soutiens mais aucune publication depuis la création de la page ! Il n’est même pas certain que cette page soit officielle.

Sur Twitter, aucun compte alors même que le MAE lui, dispose d’un compte (@francediplo) depuis plus d’un an et demi.


N°9 Patrick Devedjian

Sur Facebook : http://goo.gl/jwIC

On compte plusieurs Fans pages à la gloire du ministre de la relance. La principale, bien que « morte née » c’est à dire jamais animée, compte 416 fans. Il est probable que cette page n’est pas été créée par l’entourage du ministre. Cela fait tout de même désordre, non ?!

Sur Twitter : http://twitter.com/pDevedjian

Compte ouvert en juin 2009 pour un total de 6 tweets à ce jour !

Le premier tweet date du 29 juin 2009, le dernier du 28 février 2010 : à vous de faire la moyenne. Il y a tout de même 947 followers suspendu à son prochain tweet … Ce compte est-il vraiment officiel ? rien dans les 6 tweets ne ressemble à un compte « fake ». Et même si c’était le cas, depuis le temps, les collaborateurs du ministre auraient eu le temps de négocier pour récupérer le compte. Bref, à l’instar de son blog www.patrickdevedjian.fr qui n’est plus animé depuis juin 2009, Devedjian se fiche du média Internet comme de son premier tapis de souris !

 

N°10 Chantal Jouanno

Sur Facebook : http://goo.gl/QDxg
La Fan Page de CJ compte 5200 soutiens, ce qui est plutôt honorable.  En revanche, l’animation de la page incarne jusqu’à la caricature, la maladie infantile des politiques sur Facebook : parler de soi, que de soi et surtout de ses ITW presse ! Bref, aucun échange, aucun dialogue avec ses 5200 soutiens, aucun partage d’infos, que de l’auto-promo. Navrant.

Sur Twitter : http://twitter.com/ChantalJouanno

Le compte a été créé fin juin 2009 et malgré les 1828 followers, Chantal Jouanno n’a pas jugé que ce soit encore suffisant pour publier son 1er tweet ! Elle doit attendre d’atteindre la barre des 2000 followers….

 

Pour ne pas rester uniquement dans le registre de la critique, voici 10 conseils aux politiques tentés par l’aventure des médias sociaux.

 

10 conseils aux politiques tentés par l’aventure des médias sociaux.

 

1 / Développer une présence pérenne

N’y allez que si vous êtes disposé à y être présent de manière pérenne (pas seulement pour le temps d’une campagne électorale)

2 / N’y allez pas pour faire comme tout le monde

Réfléchissez à votre projet et positionnement éditorial pour chaque plateforme (objectifs / publics cibles)

3 / Accepter le paradigme conversationnel

Jouer le jeu de l’échange et du dialogue avec votre communauté. Prenez le temps de répondre aux commentaires.

4 / Ne faite pas du vieux avec du neuf !

Si c’est pour faire du « push » d’infos Top >> Down, abstenez vous et recopiez 100 fois la définition de ce qu’est la communication horizontale ;-)

5 / Créez des contenus dédiés aux plateformes

Efforcez-vous de créer des contenus dédiés aux plateformes. Ne vous contentez pas de relayez les mêmes infos pré existantes sur votre blog.

6 / Proposez des contenus à valeur ajoutée

Faite en sorte de proposer des contenus à valeur ajoutée pour vos lecteurs. Des prises de paroles que l’on ne trouvera pas ailleurs. Et commencez par arrêter de diffuser mécaniquement vos agendas et vos ITW sur vos Timelines. Cela ne présente qu’un intérêt très limité.

7 / Mettez vous au Web en Temps Réel : Essayez-vous au « live-tweet », c’est à dire : tweetez (ou postez sur FB) non pas seulement en amont de vos RDV mais pendant et en aval pour réagir à chaud. C’est l’essence du « Real Time Web ».

8 / Mettez-y vous personnellement

Ne déléguer pas complètement à vos collaborateurs la tâche de gérer vos profils sur les médias sociaux. Le plus régulièrement possible, mettez les mains dans le cambouis : tweetez vous même ! Postez-vous même sur votre Fan page. Vos publications n’en seront que plus authentiques.

9 / Faite votre aggiornamento digital

Arrêtez de croire que les médias sociaux ne sont qu’un canal supplémentaire pour diffuser votre bonne parole et qu’ils ne changent rien à la manière de faire de la politique. Efforcez vous de comprendre que, comme pour les entreprises, la donne a changé, que rien ne sera plus comme avant et qu’il est nécessaire d’intégrer ces nouvelles règles. Ceci exige de l’humilité et la force de

10 / Contactez moi ;-)

Si vraiment, vous ne vous en sortez pas, vous pouvez toujours faire appel à moi : je propose des cessions de Média Training Digital pour les élus et des formations pour les collaborateurs d’élus.

10 conseils aux régions qui souhaitent mieux se servir du média Internet

Une nouvelle mandature s’ouvre pour les régions françaises, à la fois pleine d‘espoirs et d’incertitudes quant à leur évolution dans le cadre des projets de réformes territoriales. Sur le web aussi, un nouveau chapitre va s’écrire. Comment les Conseils régionaux vont-ils adapter leur utilisation du média Internet aux nouveaux usages ? Quid de leur présence sur la toile sociale (Facebook, Twitter, Dailymotion, etc.) ? Voici 10 conseils aux régions qui souhaitent, après cette élection, remettre à plat leur stratégie de communication et de services en ligne.


1 / Adoptez une démarche vraiment « User centric »


En langage techno politique, certains auraient dit « remettre l’usager au cœur de la démarche ». C’est, depuis 2007, l’un des principes fondateurs du Net et, s’il reste lettre morte, la sanction ne tardera pas.

La première chose à comprendre de l’Internet 2.0 est son organisation centrée sur l’utilisateur. Le Web devient plate-forme et il n’est plus nécessaire d’être outillé de multiples programmes, compatibles ou non les uns avec les autres pour s’y exprimer. Adopter une démarche « Orientée utilisateur » cela signifie deux choses :

A / Partez du point de vue, des attentes et des besoins des internautes vis à vis de votre collectivité. C’est la condition sine qua none pour qu’ils ne se sentent pas déroutés par l’organisation, les contenus et les services du site internet de la région. La manière dont vous allez concevoir ou faire évoluer son arborescence est fondamentale : nombreux sont les CR à ne pas s’être encore absout de la logique de politique institutionnelle de l’organigramme !

B / Dans la création de contenus et l’animation éditoriale, adoptez une démarche « user centric » fondée sur les trois postures possibles d’un internaute vis à vis d’un site de collectivité locale (Cf billet sur le sujet) :

- « l’internaute usager », qui recherche des infos ses démarches avec les services administratifs

- « l’internaute citoyen », qui s’intéresse aux politiques publiques menées par l’exécutif de la collectivité

- « l’internaute consommateur », qui vient sur le site « juste » pour s’enquérir des horaires ou de l’adresse d’un équipement public géré par la collectivité, pour consulter un agenda culturel, etc.

C / Donnez à l’internaute les moyens d’interagir (commenter, évaluer la pertinence, noter), de personnaliser (organiser une partie de l’architecture du site à sa guise) et de contribuer (produire du contenu via des plate-formes de blogs, forums, espaces participatifs).


2 / Faites le choix d’une stratégie de portail et de production multi canal



A / le choix d’une stratégie de portail

Les conseils régionaux comptent en moyenne une dizaine de sites chacun – certains dépassent même la vingtaine ! Les problématiques et sujets abordés justifient-ils cette stratégie multi sites ? Non, et l’on sait que le principe « un projet, un site web » résulte le plus souvent de facilités organisationnelles. Qu’ils s’agissent de sites événementiels ou dédiés à la formation et à l’orientation, ceux-ci n’ont qu’un effet incontesté : « plomber » le budget de communication de la collectivité et fractionner l’audience.

Ne serait-ce que pour ces deux raisons, il est temps que les Régions concentrent leur stratégie de présence sur un véritable portail ouvrant sur un bouquet de services et de chaines thématiques. Sur la toile, l’action de la région gagnera en lisibilité, le référencement n’en sera que meilleur et, n’en doutons pas, l’audience augmentera.

B / une stratégie de production multi canal

Les régions disposent désormais d’une gamme d’outils de communication large et diversifiée (journaux, sites web, Intranet, Extranet, version mobile, guides et brochures, pages publiques et profils sur les médias sociaux, etc.). Pourtant, force est de constater que la production d’infos est conditionnée par le support. On produit essentiellement pour le papier (journaux et brochures) et le web reste le parent pauvre du dispositif de communication de la collectivité.

Il est temps de réaliser un aggiornamento éditorial en renversant la logique de production des infos non plus par support mais bel et bien dans une logique multi canal. Cela ne signifie pas qu’il ne faudra pas tenir compte des spécificités du support, bien au contraire ! Il faut accepter de ne plus « écrire » seulement pour le « papier » (journaux et brochures) mais anticiper le traitement éditorial sur le site de la collectivité, sur une version mobile, sur son intranet, et enfin, le cas échéant, sur les médias sociaux.

Mettre en place une stratégie de production multi canal de l’information constitue une révolution essentiellement culturelle qui appelle des changements dans les modes de travail. Mais, n’en doutons pas : les directions de la communication y gagneront en temps et en efficacité. Des économies d’échelles pourraient même être réalisées dès lors que la région se dote d’une plateforme de production multi-canal de l’info, sorte de CMS transversal qui permette de gérer aussi bien le digital (web, intranet, mobile, réseaux sociaux) que le « Print » (journaux, guides et brochures). Certes, c’est un projet complexe et ambitieux mais nous sommes en 2010, non ?! La nouvelle mandature n’est-elle pas l’occasion de remettre à plat les outils et modes de productions de l’info ?


3 / Interopérabilité du SI avec le web : il va être temps de dialoguer !


Jusqu’à présent et contrairement aux municipalités, les sites webs des régions ont souvent été gérés par les directions de la communication sans que les DSI n’aient trop leur mot à dire. Certes, cette situation était souvent confortable pour les responsables web mais elle ne peut plus durer maintenant que les portails doivent devenir des plate-formes de services et de téléservices.

Au niveau technique, l’interopérabilité doit être le mot d’ordre en ce début de mandature. Seule la DSI qui gère l’ensemble des autres applications métiers de la région est à même de manœuvrer ce dialogue fonctionnel et technique. A contrario, aux communicants de savoir faire preuve de pédagogie afin de leur expliquer pourquoi il est archaïque et contre-productif de bloquer l’accès aux réseaux sociaux de Facebook à Dailymotion, comme le font encore beaucoup trop de DSI ! Il faut donc que le dialogue souvent rompu se rétablisse entre communication et informatique, et ce, dans l’intérêt de tous.

4 / Jetez vos WebTV et concentrez vous sur le développement du format vidéo


Connaissez vous une seule WebTV de collectivité qui ait rencontré un réel succès d’audience ? Arrêtons de nous voiler la face, depuis quelques années, les WebTV ont toutes été des gadgets qui faisaient plaisir aux élus ayant ainsi l’impression d’avoir leur TV locale. La mandature qui s’ouvre est l’occasion de renoncer à ces plateformes de WebTV « propriétaires », chères, plus déroutantes les unes que les autres et qui ne collent pas aux usages des internautes afin de privilégier l’essentiel : le développement de contenus au format vidéo !

Car le principal n’est pas le contenant mais bien le contenu ! Et la priorité, afin de décupler leur audience, est de diffuser ces vidéos dans les pages et rubriques du site (qui bénéficient généralement d’un référencement bien meilleur) ainsi que dans des chaines dédiées sur des plateformes de partages vidéos, telles que Dailymotion, Youtube, Vimeo, Wat.tv, etc. Sites communautaires qui, pour la plupart, offrent gratuitement aux collectivités qui le demandent des « services ++ », à l’instar du statut d’Official User sur Dailymotion, permettant un meilleur encodage, une meilleure visibilité et la possibilité d’habiller sa page aux couleurs de la collectivité.

L’ « écriture vidéo » doit enfin nécessairement être professionnalisée. Certes, désormais n’importe qui peu filmer n’importe quoi avec une caméra DV. Mais cela n’en fait pas pour autant des contenus pertinents pour les internautes ! Bref, le vrai challenge pour les régions est d’apprendre à produire des contenus audiovisuels de qualité en interne ou en externe.

5 / Songez sérieusement à l’Internet mobile


Les études montrant que l’Internet mobile va dans un avenir proche dépasser l’internet « fixe » se multiplient. Sur les réseaux sociaux déjà, le mode d’accès en mobilité tend à rattraper le mode de connexion fixe. Dès lors, il n’y a plus à hésiter ! Et si les services mobiles ne sont pas (encore) une nécessité absolue en 2010, profitez-en pour innover et défricher le terrain, en menant ou une deux expérimentations pilotes : il vous reste encore un peu de temps pour tâtonner. Dans deux ou trois ans, il sera trop tard.

Alors concrètement, que faire ? Proposer une version mobile du site de la région présente t-il un intérêt ? Pas sûr… En revanche, réfléchir à des services mobiles à valeur ajoutés pour les habitants, cela peut faire sens. A Issy-les-Moulineaux par exemple, on peut déjà payer son parking ou trouver une place disponible depuis son Iphone ; demain on pourra accéder aux services publics de la ville depuis une application de réalité augmentée. A chacun de « brainstormer » sur la manière dont on pourrait également valoriser le catalogue de formation, en proposant aux jeunes des services d’orientation ou d’inscription à des formations. Encore une fois, avant de voir grand, l’essentiel est de mettre les mains dans le cambouis : passer à l’action sous la forme d’un service mobile en version « Beta », une expérimentation … pour voir comment cela passe et se passe (tant en interne que vis à vis des publics cibles).

6 / Téléservices : il est temps de s’y mettre !


On entend parler d’e-administration depuis plus d’une douzaine d’années maintenant, mais la pauvreté des téléservices sur les portails de régions est désolante. Certes, les compétences des régions ne sont pas celles des communes et il n’est donc pas aussi simple de proposer des téléservices de vie quotidienne. Mais elles ont les moyens de faire mieux que la majorité des municipalités n’ayant  guère dépassé le stade du formulaire d’Etat civil !

Bref, beaucoup reste à faire alors que toutes les études l’ont montré : c’est bien, depuis quelques années, la première demande des internautes ! Comment avancer ? Une piste opérationnelle consisterait à prendre l’engagement à ce que, d’ici a fin de la mandature (2014), l’ensemble des démarches et relations avec l’administration régionale soit dématérialisé. C’est à dire susceptible d’être mené tout aussi bien « offline » (au guichet) qu’ « online » (sur le site). Certes, il s’agit d’un engagement ambitieux mais connaissez vous un seul exécutif régional l’ayant déjà inscrit dans son plan d’action ?

7 / Passez à la plate-forme de blogs et osez un réseau social régional !


C’est le choix ambitieux (et payant !) qu’a fait la région Auvergne en lançant en mars 2009 le premier média social régional : « L’Auwwwergne ». Ce « mash-up » à la sauce de 2.0 est une plate-forme de blogs de type Over-Blog, adossée à un réseau social de type Facebook, lancée à l’occasion d’un buzz sur les politiques numériques, et qui a désormais vocation à devenir un lieu d’expression et de créativité pérenne des citoyens. Tout l’inverse d’un lieu de propagande.

Le véritable enjeu de cette nouvelle (r)évolution ? Passer du site vertical de la région à une plate-forme de blogs, passer du site « centré sur la collectivité » au site « centré utilisateur ». L’idée n’est plus pour la région d’alimenter son média mais d’offrir aux citoyens des espaces d’expressions et de mettre en place un réseau. L’enjeu est, pour les services de communication, de passer d’un service de rédacteur organisé dans la verticalité à un service d’hébergeur, d’éditeur, de co-rédacteur, organisé dans la médiation et la collaboration. Nul doute que ce mode collaboratif décloisonne et humanise ainsi les institutions.

8 / Elaborez un cadre de gouvernance & déconcentrez la gestion des contenus


Si on ne peut reprocher aux régions de confier l’animation éditoriale de leur site web à la direction de la communication, il faut cependant désormais avancer dans l’élaboration d’un cadre de gouvernance plus large associant notamment la DSI en tant que maitrise d’œuvre et l’ensemble des directions métiers.

La mise à jour des contenus ne peut relever que de la seule direction de la communication. Le principe de subsidiarité doit être mis en place et la gestion des rubriques déconcentrée (je n’ai pas dis décentralisée !) dans les directions. La direction de la communication pourra ainsi se concentrer sur l’essentiel pour elle : l’animation éditoriale. Les autres directions quant à elles, seront mieux associées et responsabilisées dans le développement des contenus et services sur les rubriques qui dépendent de leur périmètre.


9 / Ne passez au Web 2.0 que….


- Que si vous êtes prêt à accepter la nouvelle donne conversationnelle du web social. Concrètement, cela signifie qu’il vous faut accepter de jouer le jeu d’une communication beaucoup plus horizontale (cesser le push d’infos top>>down) et prendre le temps d’écouter et de dialoguer avec les internautes.

L’animation d’une Fan page d’une région ne peut plus se résumer à la publication des infos intéressant le conseil régional. Il faut accepter un principe de co construction avec la communauté des internautes de la région.

- Que si vous êtes disposé à vous y investir de manière pérenne. La présence sur les médias sociaux ne peut s’envisager comme une action ponctuelle, évènementielle. Les internautes ne comprendraient en effet pas pourquoi vous disparaitriez aussi rapidement que vous êtes arrivé laissant en plan les internautes qui ont choisi de vous suivre (sur Facebook ou sur Twitter par ex). D’ailleurs, d’un simple point de vue stratégique, à quoi bon rassembler une communauté d’internaute autour d’une Fan page pour les abandonner au lendemain de l’événement ?!

Surtout, il faut comprendre que la constitution d’une communauté d’internautes autour d’une Fan page sur FB ou d’un compte sur Twitter va prendre du temps et de l’énergie ! à l’heure actuelle, sur FB, près de 80% des « Fan Pages » existantes ne dépassent pas les 1000 « fans ». Le travail de recrutement est donc une entreprise de longue haleine incompatible avec une démarche strictement évènementielle. Seule une présence pérenne synonyme d’investissement durable permettra aux régions de construire progressivement et sur la durée, une communauté d’internautes.

- Que si vous êtes prêt à y dédier des moyens humains raisonnables. Le mot qui « buzz » en ce moment dans les DRH est celui de « Community Manager ». Nouvelle fonction en passe de se professionnaliser même si aucune formation n’existe, c’est en effet au travers de ce poste à cheval entre porte parole et porte voix que va se structurer la présence d’une région sur les médias sociaux. Croire que vous pourrez tout faire à effectif constant est un leurre. Par ailleurs, les compétences d’un bon manageur de communauté ne se trouveront pas chez un stagiaire de la génération Facebook. Maintenant à vous de voir, vous êtes prévenu !


10 / Prenez soin de promouvoir votre dispositif web


Une fois une information publiée sur le site de la région, le travail n’est pas terminé ; il ne fait même que commencer ! A quoi bon faire si vous ne prenez pas soin de faire savoir ?! Or les sites de régions regorgent de contenus riches mais dont on ignore l’existence… Il est désormais important que les régions prennent soin de promouvoir leur portail et leurs contenus. La première façon est de veiller à la qualité du référencement naturel (SEO). Un suivi détaillé de l’audience, rubrique par rubrique va ensuite vous permettre de vous faire une idée de la consultation des pages.

En tout état de cause, le travail du responsable éditorial d’un site de région ne doit donc pas s’arrêter à l’étape de la publication, il doit également être en charge de la promotion des contenus et du portail lui même. Faire du portail de la région une marque à part entière dans le dispositif de communication de la région est une piste à creuser.

Offline, il reste beaucoup à faire pour promouvoir l’adresse du site qui la plupart du temps est encore absente du référentiel graphique des régions (je veux bien être contredis !). Bref, qu’il s’agisse du papier à en tête, des cartes de visites, des affiches, du matériel, du mobilier urbain, des véhicules, etc. il y a moyen de promouvoir l’adresse du portail régional.

Ce billet a été écrit à 4 mains par Hervé Pargue et Franck Confino, directeur d’Adverbia, l’agence 100% territorial

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