E-Démocratie : pour des standards en matière de transparence et de pédagogie sur les sites de collectivités locales
Les travaux de l’assemblée locale (CM, CG ou CR)
Ce qui relève de la concertation et des enquêtes publiques
Enfin, tout ce qui a trait aux documents de références
10 conseils aux régions qui souhaitent mieux se servir du média Internet
Une nouvelle mandature s’ouvre pour les régions françaises, à la fois pleine d‘espoirs et d’incertitudes quant à leur évolution dans le cadre des projets de réformes territoriales. Sur le web aussi, un nouveau chapitre va s’écrire. Comment les Conseils régionaux vont-ils adapter leur utilisation du média Internet aux nouveaux usages ? Quid de leur présence sur la toile sociale (Facebook, Twitter, Dailymotion, etc.) ? Voici 10 conseils aux régions qui souhaitent, après cette élection, remettre à plat leur stratégie de communication et de services en ligne.
1 / Adoptez une démarche vraiment « User centric »
En langage techno politique, certains auraient dit « remettre l’usager au cœur de la démarche ». C’est, depuis 2007, l’un des principes fondateurs du Net et, s’il reste lettre morte, la sanction ne tardera pas.
La première chose à comprendre de l’Internet 2.0 est son organisation centrée sur l’utilisateur. Le Web devient plate-forme et il n’est plus nécessaire d’être outillé de multiples programmes, compatibles ou non les uns avec les autres pour s’y exprimer. Adopter une démarche « Orientée utilisateur » cela signifie deux choses :
A / Partez du point de vue, des attentes et des besoins des internautes vis à vis de votre collectivité. C’est la condition sine qua none pour qu’ils ne se sentent pas déroutés par l’organisation, les contenus et les services du site internet de la région. La manière dont vous allez concevoir ou faire évoluer son arborescence est fondamentale : nombreux sont les CR à ne pas s’être encore absout de la logique de politique institutionnelle de l’organigramme !
B / Dans la création de contenus et l’animation éditoriale, adoptez une démarche « user centric » fondée sur les trois postures possibles d’un internaute vis à vis d’un site de collectivité locale (Cf billet sur le sujet) :
- « l’internaute usager », qui recherche des infos ses démarches avec les services administratifs
- « l’internaute citoyen », qui s’intéresse aux politiques publiques menées par l’exécutif de la collectivité
- « l’internaute consommateur », qui vient sur le site « juste » pour s’enquérir des horaires ou de l’adresse d’un équipement public géré par la collectivité, pour consulter un agenda culturel, etc.
C / Donnez à l’internaute les moyens d’interagir (commenter, évaluer la pertinence, noter), de personnaliser (organiser une partie de l’architecture du site à sa guise) et de contribuer (produire du contenu via des plate-formes de blogs, forums, espaces participatifs).
2 / Faites le choix d’une stratégie de portail et de production multi canal
A / le choix d’une stratégie de portail
Les conseils régionaux comptent en moyenne une dizaine de sites chacun – certains dépassent même la vingtaine ! Les problématiques et sujets abordés justifient-ils cette stratégie multi sites ? Non, et l’on sait que le principe « un projet, un site web » résulte le plus souvent de facilités organisationnelles. Qu’ils s’agissent de sites événementiels ou dédiés à la formation et à l’orientation, ceux-ci n’ont qu’un effet incontesté : « plomber » le budget de communication de la collectivité et fractionner l’audience.
Ne serait-ce que pour ces deux raisons, il est temps que les Régions concentrent leur stratégie de présence sur un véritable portail ouvrant sur un bouquet de services et de chaines thématiques. Sur la toile, l’action de la région gagnera en lisibilité, le référencement n’en sera que meilleur et, n’en doutons pas, l’audience augmentera.
B / une stratégie de production multi canal
Les régions disposent désormais d’une gamme d’outils de communication large et diversifiée (journaux, sites web, Intranet, Extranet, version mobile, guides et brochures, pages publiques et profils sur les médias sociaux, etc.). Pourtant, force est de constater que la production d’infos est conditionnée par le support. On produit essentiellement pour le papier (journaux et brochures) et le web reste le parent pauvre du dispositif de communication de la collectivité.
Il est temps de réaliser un aggiornamento éditorial en renversant la logique de production des infos non plus par support mais bel et bien dans une logique multi canal. Cela ne signifie pas qu’il ne faudra pas tenir compte des spécificités du support, bien au contraire ! Il faut accepter de ne plus « écrire » seulement pour le « papier » (journaux et brochures) mais anticiper le traitement éditorial sur le site de la collectivité, sur une version mobile, sur son intranet, et enfin, le cas échéant, sur les médias sociaux.
Mettre en place une stratégie de production multi canal de l’information constitue une révolution essentiellement culturelle qui appelle des changements dans les modes de travail. Mais, n’en doutons pas : les directions de la communication y gagneront en temps et en efficacité. Des économies d’échelles pourraient même être réalisées dès lors que la région se dote d’une plateforme de production multi-canal de l’info, sorte de CMS transversal qui permette de gérer aussi bien le digital (web, intranet, mobile, réseaux sociaux) que le « Print » (journaux, guides et brochures). Certes, c’est un projet complexe et ambitieux mais nous sommes en 2010, non ?! La nouvelle mandature n’est-elle pas l’occasion de remettre à plat les outils et modes de productions de l’info ?
3 / Interopérabilité du SI avec le web : il va être temps de dialoguer !
Jusqu’à présent et contrairement aux municipalités, les sites webs des régions ont souvent été gérés par les directions de la communication sans que les DSI n’aient trop leur mot à dire. Certes, cette situation était souvent confortable pour les responsables web mais elle ne peut plus durer maintenant que les portails doivent devenir des plate-formes de services et de téléservices.
Au niveau technique, l’interopérabilité doit être le mot d’ordre en ce début de mandature. Seule la DSI qui gère l’ensemble des autres applications métiers de la région est à même de manœuvrer ce dialogue fonctionnel et technique. A contrario, aux communicants de savoir faire preuve de pédagogie afin de leur expliquer pourquoi il est archaïque et contre-productif de bloquer l’accès aux réseaux sociaux de Facebook à Dailymotion, comme le font encore beaucoup trop de DSI ! Il faut donc que le dialogue souvent rompu se rétablisse entre communication et informatique, et ce, dans l’intérêt de tous.
4 / Jetez vos WebTV et concentrez vous sur le développement du format vidéo
Connaissez vous une seule WebTV de collectivité qui ait rencontré un réel succès d’audience ? Arrêtons de nous voiler la face, depuis quelques années, les WebTV ont toutes été des gadgets qui faisaient plaisir aux élus ayant ainsi l’impression d’avoir leur TV locale. La mandature qui s’ouvre est l’occasion de renoncer à ces plateformes de WebTV « propriétaires », chères, plus déroutantes les unes que les autres et qui ne collent pas aux usages des internautes afin de privilégier l’essentiel : le développement de contenus au format vidéo !
Car le principal n’est pas le contenant mais bien le contenu ! Et la priorité, afin de décupler leur audience, est de diffuser ces vidéos dans les pages et rubriques du site (qui bénéficient généralement d’un référencement bien meilleur) ainsi que dans des chaines dédiées sur des plateformes de partages vidéos, telles que Dailymotion, Youtube, Vimeo, Wat.tv, etc. Sites communautaires qui, pour la plupart, offrent gratuitement aux collectivités qui le demandent des « services ++ », à l’instar du statut d’Official User sur Dailymotion, permettant un meilleur encodage, une meilleure visibilité et la possibilité d’habiller sa page aux couleurs de la collectivité.
L’ « écriture vidéo » doit enfin nécessairement être professionnalisée. Certes, désormais n’importe qui peu filmer n’importe quoi avec une caméra DV. Mais cela n’en fait pas pour autant des contenus pertinents pour les internautes ! Bref, le vrai challenge pour les régions est d’apprendre à produire des contenus audiovisuels de qualité en interne ou en externe.
5 / Songez sérieusement à l’Internet mobile
Les études montrant que l’Internet mobile va dans un avenir proche dépasser l’internet « fixe » se multiplient. Sur les réseaux sociaux déjà, le mode d’accès en mobilité tend à rattraper le mode de connexion fixe. Dès lors, il n’y a plus à hésiter ! Et si les services mobiles ne sont pas (encore) une nécessité absolue en 2010, profitez-en pour innover et défricher le terrain, en menant ou une deux expérimentations pilotes : il vous reste encore un peu de temps pour tâtonner. Dans deux ou trois ans, il sera trop tard.
Alors concrètement, que faire ? Proposer une version mobile du site de la région présente t-il un intérêt ? Pas sûr… En revanche, réfléchir à des services mobiles à valeur ajoutés pour les habitants, cela peut faire sens. A Issy-les-Moulineaux par exemple, on peut déjà payer son parking ou trouver une place disponible depuis son Iphone ; demain on pourra accéder aux services publics de la ville depuis une application de réalité augmentée. A chacun de « brainstormer » sur la manière dont on pourrait également valoriser le catalogue de formation, en proposant aux jeunes des services d’orientation ou d’inscription à des formations. Encore une fois, avant de voir grand, l’essentiel est de mettre les mains dans le cambouis : passer à l’action sous la forme d’un service mobile en version « Beta », une expérimentation … pour voir comment cela passe et se passe (tant en interne que vis à vis des publics cibles).
6 / Téléservices : il est temps de s’y mettre !
On entend parler d’e-administration depuis plus d’une douzaine d’années maintenant, mais la pauvreté des téléservices sur les portails de régions est désolante. Certes, les compétences des régions ne sont pas celles des communes et il n’est donc pas aussi simple de proposer des téléservices de vie quotidienne. Mais elles ont les moyens de faire mieux que la majorité des municipalités n’ayant guère dépassé le stade du formulaire d’Etat civil !
Bref, beaucoup reste à faire alors que toutes les études l’ont montré : c’est bien, depuis quelques années, la première demande des internautes ! Comment avancer ? Une piste opérationnelle consisterait à prendre l’engagement à ce que, d’ici a fin de la mandature (2014), l’ensemble des démarches et relations avec l’administration régionale soit dématérialisé. C’est à dire susceptible d’être mené tout aussi bien « offline » (au guichet) qu’ « online » (sur le site). Certes, il s’agit d’un engagement ambitieux mais connaissez vous un seul exécutif régional l’ayant déjà inscrit dans son plan d’action ?
7 / Passez à la plate-forme de blogs et osez un réseau social régional !
C’est le choix ambitieux (et payant !) qu’a fait la région Auvergne en lançant en mars 2009 le premier média social régional : « L’Auwwwergne ». Ce « mash-up » à la sauce de 2.0 est une plate-forme de blogs de type Over-Blog, adossée à un réseau social de type Facebook, lancée à l’occasion d’un buzz sur les politiques numériques, et qui a désormais vocation à devenir un lieu d’expression et de créativité pérenne des citoyens. Tout l’inverse d’un lieu de propagande.
Le véritable enjeu de cette nouvelle (r)évolution ? Passer du site vertical de la région à une plate-forme de blogs, passer du site « centré sur la collectivité » au site « centré utilisateur ». L’idée n’est plus pour la région d’alimenter son média mais d’offrir aux citoyens des espaces d’expressions et de mettre en place un réseau. L’enjeu est, pour les services de communication, de passer d’un service de rédacteur organisé dans la verticalité à un service d’hébergeur, d’éditeur, de co-rédacteur, organisé dans la médiation et la collaboration. Nul doute que ce mode collaboratif décloisonne et humanise ainsi les institutions.
8 / Elaborez un cadre de gouvernance & déconcentrez la gestion des contenus
Si on ne peut reprocher aux régions de confier l’animation éditoriale de leur site web à la direction de la communication, il faut cependant désormais avancer dans l’élaboration d’un cadre de gouvernance plus large associant notamment la DSI en tant que maitrise d’œuvre et l’ensemble des directions métiers.
La mise à jour des contenus ne peut relever que de la seule direction de la communication. Le principe de subsidiarité doit être mis en place et la gestion des rubriques déconcentrée (je n’ai pas dis décentralisée !) dans les directions. La direction de la communication pourra ainsi se concentrer sur l’essentiel pour elle : l’animation éditoriale. Les autres directions quant à elles, seront mieux associées et responsabilisées dans le développement des contenus et services sur les rubriques qui dépendent de leur périmètre.
9 / Ne passez au Web 2.0 que….
- Que si vous êtes prêt à accepter la nouvelle donne conversationnelle du web social. Concrètement, cela signifie qu’il vous faut accepter de jouer le jeu d’une communication beaucoup plus horizontale (cesser le push d’infos top>>down) et prendre le temps d’écouter et de dialoguer avec les internautes.
L’animation d’une Fan page d’une région ne peut plus se résumer à la publication des infos intéressant le conseil régional. Il faut accepter un principe de co construction avec la communauté des internautes de la région.
- Que si vous êtes disposé à vous y investir de manière pérenne. La présence sur les médias sociaux ne peut s’envisager comme une action ponctuelle, évènementielle. Les internautes ne comprendraient en effet pas pourquoi vous disparaitriez aussi rapidement que vous êtes arrivé laissant en plan les internautes qui ont choisi de vous suivre (sur Facebook ou sur Twitter par ex). D’ailleurs, d’un simple point de vue stratégique, à quoi bon rassembler une communauté d’internaute autour d’une Fan page pour les abandonner au lendemain de l’événement ?!
Surtout, il faut comprendre que la constitution d’une communauté d’internautes autour d’une Fan page sur FB ou d’un compte sur Twitter va prendre du temps et de l’énergie ! à l’heure actuelle, sur FB, près de 80% des « Fan Pages » existantes ne dépassent pas les 1000 « fans ». Le travail de recrutement est donc une entreprise de longue haleine incompatible avec une démarche strictement évènementielle. Seule une présence pérenne synonyme d’investissement durable permettra aux régions de construire progressivement et sur la durée, une communauté d’internautes.
- Que si vous êtes prêt à y dédier des moyens humains raisonnables. Le mot qui « buzz » en ce moment dans les DRH est celui de « Community Manager ». Nouvelle fonction en passe de se professionnaliser même si aucune formation n’existe, c’est en effet au travers de ce poste à cheval entre porte parole et porte voix que va se structurer la présence d’une région sur les médias sociaux. Croire que vous pourrez tout faire à effectif constant est un leurre. Par ailleurs, les compétences d’un bon manageur de communauté ne se trouveront pas chez un stagiaire de la génération Facebook. Maintenant à vous de voir, vous êtes prévenu !
10 / Prenez soin de promouvoir votre dispositif web
Une fois une information publiée sur le site de la région, le travail n’est pas terminé ; il ne fait même que commencer ! A quoi bon faire si vous ne prenez pas soin de faire savoir ?! Or les sites de régions regorgent de contenus riches mais dont on ignore l’existence… Il est désormais important que les régions prennent soin de promouvoir leur portail et leurs contenus. La première façon est de veiller à la qualité du référencement naturel (SEO). Un suivi détaillé de l’audience, rubrique par rubrique va ensuite vous permettre de vous faire une idée de la consultation des pages.
En tout état de cause, le travail du responsable éditorial d’un site de région ne doit donc pas s’arrêter à l’étape de la publication, il doit également être en charge de la promotion des contenus et du portail lui même. Faire du portail de la région une marque à part entière dans le dispositif de communication de la région est une piste à creuser.
Offline, il reste beaucoup à faire pour promouvoir l’adresse du site qui la plupart du temps est encore absente du référentiel graphique des régions (je veux bien être contredis !). Bref, qu’il s’agisse du papier à en tête, des cartes de visites, des affiches, du matériel, du mobilier urbain, des véhicules, etc. il y a moyen de promouvoir l’adresse du portail régional.
Ce billet a été écrit à 4 mains par Hervé Pargue et Franck Confino, directeur d’Adverbia, l’agence 100% territorial
Retrouvez Adverbia sur Facebook.com/adverbia
twitter.com/adverdia, sur adverbia.fr et sur www.blog-territorial.com
Lendemain d’élection sur Twitter : les piafs politiques sont-ils des oiseaux migrateurs ?!
Au mois de février, je publiais une petite étude sur l’usage de Facebook et Twitter par les candidats PS et UMP (mettre le lien)
On pouvait voir qu’à l’occasion des élections régionales 2010, une majorité des candidats étaient désormais présent sur Facebook et Twitter. Régionales 2010 : l’année (zéro) des candidats sur Facebook et Twitter
En ce 30 mars, à J + 7 du second tour, je suis retourné voir les 24 piafs politiques (tête de liste PS et UMP) qui s’étaient mis à gazouiller durant la campagne afin de voir ce que devenait leur compte Twitter.
Les résultats ne sont pas très glorieux : sur les 24 têtes de listes (PS et UMP) présents sur Twitter, 14 d’entre eux ont cessé de tweeter dès le 22 mars au lendemain du second tour. Seul 10 d’entre eux continue de gazouiller faiblement (en moyenne, un tweet depuis une semaine !)
Qu’est-il arrivé à ces 14 piafs ?! On est en droit de s’interroger sur cette migration soudaine en dehors de la twitosphère !
L’utilisation des médias sociaux par les politiques est-elle donc purement circonstancielle ? S’arrête-t-elle aux lendemains des élections ?
Vider le plancher ainsi du jour au lendemain (sans même, d’ailleurs un mot d’au revoir !) c’est faire bien peu de cas de ses followers, même si ceux-ci ne sont pas très nombreux. Surtout, c’est renoncer à conserver un lien avec cette communauté de personnes sur Twitter qui pour des raisons diverses avaient décidé de suivre les prises de paroles du candidat.
Espérons que dans les semaines qui viennent, les uns et les autres reviendront sur Twitter pour partager et échanger avec leurs concitoyens.
S’il en était besoin, l’abstention record a montré la nécessité pour les politiques de renouer le contact avec les citoyens, de tout mettre en œuvre pour les intéresser à la chose publique, au débat démocratique.
Twitter n’est ni la Panacée ni le Graal. Mais si les politiques finissent par comprendre l’intérêt de cette plateforme pour parler et dialoguer autrement avec leurs concitoyens, alors ils gagneront en proximité avec eux, ils deviendront plus audible et seront en mesure de les réconcilier avec la politique.
Région Pays de Loire
Christophe Béchu (UMP)
http://twitter.com/BechuRegion
Dernier tweet : 22 mars
Remerciement aux électeurs
Jacques Auxiette (PS)
http://twitter.com/auxiette2010
Dernier tweet : 22 mars (Publication des résultats)
Région Picardie
Caroline Cayeux (UMP)
http://twitter.com/carolinecayeux
Dernier tweet : 30 mars
Claude GEWERC (PS)
http://twitter.com/claudegewerc
Dernier tweet : 17 mars
Région PACA
Thierry Mariani (UMP)
http://twitter.com/thierrymariani
Dernier tweet : 22 mars
Michel Vauzelle (PS)
Dernier tweet : 26 mars
Pour annoncer son élection en séance
Région Limousin
JP Denanot (PS)
Dernier tweet : 22 mars
Message de remerciement
Région Nord pas de Calais
Daniel Percheron (PS)
http://twitter.com/Percheron2010
Dernier tweet : 19 mars
Région Alsace
Jacques Bigot (PS)
http://twitter.com/jacquesbigot
Dernier tweet : 21 mars
Région Aquitaine
Alain Rousset (PS)
http://twitter.com/RoussetAlain
Dernier tweet : 24 mars
Région Poitou-Charentes
Dominique Bussereau (UMP)
http://twitter.com/RoussetAlain
Dernier tweet : 29 mars
NB : le candidat continuer de tweeter en tant que secrétaire d’état
Ségolène royal (PS ?)
http://twitter.com/royalsegolene
Dernier tweet : 24 mars
Région Languedoc Roussillon
RAYMOND COUDERC (UMP)
http://twitter.com/RAYMOND_COUDERC
Dernier tweet : 23 mars / Message de remerciement
Région Franche comté
Marie-Guite Dufay (PS)
Dernier tweet : 26 mars
Région Basse-Normandie
JF Legrand (UMP)
http://twitter.com/jflegrand2010
Dernier tweet : 26 mars
Région Champagne Ardennes
JP Bachy (PS)
Dernier tweet : 29 mars
Région Centre
Hervé Novelli (UMP)
Dernier tweet : 18 mars
François Bonneau (PS)
http://twitter.com/bonneau2010
Dernier tweet : 26 mars
Pour informer de la tenue de la 1ère séance plénière du CR
Région Corse
Ange Santini
http://twitter.com/angesantini
Dernier tweet : 21 mars
Région Auvergne
René souchon
http://twitter.com/rene_souchon
Dernier tweet : 26 mars
Région Rhône Alpes
JJ Queyranne
http://twitter.com/regiondavance /
Dernier tweet : 29 mars
http://twitter.com/jjqueyranne 30 mars
Région IDF
Valérie Pecresse
Dernier tweet : 19 mars
Dernier tweet : 18 mars
Région Haute Normandie
Bruno Le Maire
Dernier tweet : 18 mars
Alain Le Vern
http://twitter.com/alainlevern
Dernier tweet : 27 mars
Région Midi Pyrénées
Martin Malvy (PS)
http://twitter.com/martinmalvy
Dernier tweet : 10 mars
Les 3 postures d’un internaute sur un site de collectivité locale
Quelles sont les motivations des internautes visitant un site web ? On touche ici au Saint Graal de tous les web marketeurs ! Mais si répondre à cette question est impossible, on peut tout de même essayer de dresser une typologie des visiteurs en fonction de leurs motivations, de leurs attentes, de leurs besoins, bref, de ce qui a déclenché leur visite.
Laissons les spécialistes du e-business répondre à cette question dans la sphère marchande et revenons quant à nous dans la sphère publique. Qu’en est-il des motivations des internautes qui visitent un site de collectivité locale qu’il s’agisse d’une commune, d’un département ou d’une région ?
Evoluant dans le web public depuis pas mal d’années, j’ai pu me faire une petite idée sur la question. Une vision assez empirique, il faut bien l’avouer car pour le reste, je n’ai, à ma connaissance, jamais vu passer d’étude spécifique sur le sujet (mais je peux me tromper).
Afin de contribuer à la réflexion sur le web territorial, je propose donc ci dessous une première tentative de typologie des postures d’internautes visitant un site de collectivité locale. Libre à vous de la commenter, critiquer, enrichir ….
Un mot sur le choix des termes
J’ai choisis de parler de typologie de postures plutôt que de typologie d’attentes pour incarner la logique « user centric » qui, à mon sens, doit guider les responsables éditoriaux de sites de collectivités locales.
Les trois postures d’un internaute visitant un site de collectivité :
- « l’internaute usager »
Sa visite sur le site de la collectivité est motivée par la recherche d’infos pratiques dans ses démarches avec les services administratifs :
- horaires d’ouvertures du guichet administratifs
- infos sur les pièces constitutives d’un dossier (de demande)
- Vérifier les critères d’admission pour bénéficier d’une aide,
- Etc.
On est ici dans un rapport administré / administration. En allant sur le site de la collectivité, « l’internaute usager » cherche à sécuriser ses démarches, à gagner du temps, bref, il cherche à anticiper et optimiser ses rapports avec les services administratifs. Bien entendu, si la collectivité propose des téléservices, l’internaute usager a toutes les chances de s’y intéresser.
- « l’internaute citoyen »
Espèce bien plus rare (l’abstention record aux régionales est là pour en attester), l’internaute citoyen est celui qui s’intéresse aux affaires publiques de la cité, du devenir de son territoire. Il vient donc sur le site pour obtenir des infos :
- sur les travaux du conseil (ce qui va ou vient d’être voté par ex),
- les politiques publiques menées par l’exécutif,
- les prises de positions des élus, du maire, du président,
- etc.
On est ici proche du rapport électeur / élu.
- « l’internaute consommateur »
« L’internaute consommateur » vient sur le site de la collectivité pour obtenir des infos sur l’ensemble des biens et services qu’offre la collectivité en matière culturelle, sports et loisirs. Il peut s’agir de s’enquérir :
- des coordonnées et horaires d’ouverture d’une piscine, d’un musée, d’un bibliothèque.
- Du programme du centre de loisirs,
- Des visites guidées dans un parc
- De l’agenda culturel ou du programme des manifestations sportives
- Etc.
On est ici dans le logique très « pratico-pratique » en apparence proche de celle de l’internaute usager mais le rapport est en fait assez différent. Alors que dans le 1er cas, l’internaute fait face à un monopole, dans le second, il a en face de lui un prestataire parmi d’autres dans un secteur assez concurrentiel.
Mais surtout, la nature des infos n’est pas la même, quand l’usager est en quête d’infos juridico-administratives (les conditions d’admission pour une place en crèche, les modalités d’application du barème de quotient familial, les critères d’éligibilité pour un logement social, etc.), l’internaute consommateur lui souhaite savoir si la MJC propose des cours de guitare, si le parc propose des balades en poney pour les enfants, si la Bibliothèque multimédia fait du prêt de DVD, etc.
Une typologie, 3 postures, ok mais que faire de cela maintenant ?
L’intérêt de cette typologie est d’ouvrir le débat sur la question des modalités de traitements des infos sur un site de collectivité locale. En effet, ce genre d’exercice permet de nourrir la réflexion sur les contenus et services à proposer sur les sites de collectivités.
Dès lors que l’on considère comme réaliste cette typologie de postures d’internautes, le chantier éditorial qui s’ouvre prend tout son sens pour les responsables éditoriaux de sites de collectivités : sur un sujet donné, le contenu existant sur le site permet-il de satisfaire correctement ces trois types d’internautes potentiels ?
Régionales 2010 : 12 conseils aux candidats présents sur Facebook
Suite à la publication le 14 février d’une étude sur la stratégie de présence des candidats aux régionales sur Facebook et Twitter, j’ai reçu un certain nombre de messages de la part des équipes de campagnes des candidats. Ceux-ci tenaient à apporter des précisions concernant les dispositifs de présence de leur candidat.
Outre une Fan page, certains disposaient également d’un profil perso (qui comptait beaucoup plus d’amis que la Fan page), d’autres avaient aussi un ou plusieurs groupe de soutien. Cet empilement des dispositifs me semble tout à fait contreproductif. En premier lieu parce qu’il contribue à brouiller l’offre de mise en relation avec le candidat sur FB. En second lieu, parce qu’il oblige les équipes de campagnes à animer simultanément plusieurs dispositifs. Comme s’ils avaient le temps et les ressources pour çà …
Bref, ceci m’a conduit à rédiger ce second billet dans lequel je vais synthétiser 12 conseils aux politiques souhaitant optimiser leur dispositif de présence sur Facebook.
Rappel des trois principaux dispositifs de présence sur Facebook
Avent d’en venir aux 12 conseils, je vous propose un bref rappel des 3 principales possibilités qui s’offrent aux candidats souhaitant être présent sur FB : 1 / le profil perso, 2 / la « Fan page » et 3 / le groupe.
S’il n’est pas utile de présenter les profils perso, rappelons en quoi consistent les deux autres dispositifs :
- Les groupes ne sont rien d’autre que des forums de discussions entre membres du groupe. Leur usage est simple mais les fonctionnalités sont assez limitées.
- Quant aux « Fans pages» apparues début 2009 dans une version totalement refondue, elles sont devenues le dispositif par excellence pour tous les entreprises, associations, institutions et partis politiques souhaitant être présents sur le réseau social.
Les « Fans pages » présentent deux principales caractéristiques :
- Elles ne sont pas plafonnées à 5000 contacts (contrairement aux profils perso)
- Elles disposent d’une gamme de fonctionnalités pour communiquer avec la communauté des Fans qui les rendent beaucoup plus attractives pour une utilisation « professionnelle ».
Depuis les débuts de Facebook en France entre 2006 et 2007, les premiers politiques ont tâtonné et c’est bien normal. Ils ont commencé par créer un profil perso. Puis à l’occasion d’une 1ère campagne électorale, ils ont pu créer un « groupe ». Format qui semblait naturel pour agréger des soutiens (groupes de soutiens à …). Puis, les Fans pages sont apparues début 2009. Les candidats se sont orientés sur ce nouveau dispositif qui permet de gérer plus efficacement leur présence et de se soustraire de la limitation des 5000 amis.
C’est la coexistence et l’empilement des différents dispositifs qui aujourd’hui pose problème.
La plupart des hommes politiques (Benoit Hamon, Michel Vauzelle, Hervé Novelli) ont laissé coexister les différents dispositifs sans se décider à concentrer leur présence sur l’un ou l’autre. Résultat des courses, on trouve des profils perso, des groupes et des Fans pages qui coexistent pour le meilleur et pour le pire. Reconnaissons au passage que cette situation est largement imputable à Facebook qui n’a pas su ou pas voulu proposer de système de basculement par exemple d’un profil perso à une Fan page.
Bref, il est peut être temps aujourd’hui de faire le point sur la manière d’utiliser FB dans un cadre politique. Ces 12 conseils ne prétendent pas à l’exhaustivité. Ils constituent juste une première contribution.
Conseil N° 1: Choisissez un dispositif et tenez y vous
Ma première recommandation est de concentrer la stratégie de présence du candidat autour d’un seul et unique dispositif, profil perso ou « Fan page », ma préférence allant pour cette dernière.
Pourquoi ? Tout d’abord parce que les groupes ne présentent que des fonctionnalités assez limitées (sorte de forum de discussion), je préconise donc de ne plus y recourir.
Les profils perso peuvent convenir pour des candidats à une élection locale (échelon municipal ou cantonal). En fait, le seuil névralgique est à mettre en rapport avec la barre des 5000 « amis ». Si le candidat a assez de notoriété, d’ambition et de surface pour réunir plus de 5000 amis, alors il lui faudra opter pour une « Fan Page ». Dans le cas contraire, il pourra se contenter d’un profil perso.
Pour les candidats à une élection régionale ou nationale, il n’y a désormais plus à hésiter : il faut opter pour la « Fan page ».
Si le candidat a déjà plusieurs milliers d’amis sur son profil perso, il lui faudra entreprendre de rapatrier progressivement ses contacts sur sa « Fan page ». Pour cela, fonctionnement, il faudra écrire / annoncer le basculement. Ceci ne se fera pas en un clic, cela pourra même prendre du temps. Malheureusement, il n’y a pas d’autres possibilité à ce jour.
Faite le ménage dans les dispositifs existants
Une fois, la « Fan page » crée, je recommande de désactiver / supprimer les autres dispositifs existants. Ceci afin que, sur le moteur de recherche de FB, le résultat de requête sur le nom du candidat débouche tout naturellement sur sa « Fan page ».
>> En ce qui concerne les «Groupes »
Même si vous en êtes à l’origine, il n’est (toujours) pas possible de les supprimer tant qu’il reste un seul membre ! C’est aberrant mais c’est ainsi. Si le groupe est vraiment dépassé (soutiens à une élection passée) Il faut donc faire des messages pour inviter les membres à quitter le groupe. Cela risque aussi d’être fastidieux mais, à ce jour, Facebook n’offre pas d’alternative.
>> En ce qui concerne les profils perso
Si le candidat n’utilise Facebook qu’à titre politique, je recommande de supprimer purement et simplement le profil (ou de le désactiver à minima). Il n’y a en effet aucune raison de maintenir deux dispositifs qui doublerait la charge de travail en terme d’animation / mise à jour de profil.
Si le candidat souhaite pouvoir continuer à utiliser Facebook à titre perso pour rester en contact avec ses proches, alors, je recommande de modifier les paramètres d’accessibilité afin que son profil perso n’apparaisse plus dans les résultats du moteur de recherche de Facebook. Il pourra continuer à utiliser son profil perso mais sans que celui-ci ne fasse concurrence à sa Fan page.
Conseil N°2 : Renseignez tous les onglets de votre « Fan page »
Pour que quelqu’un ait envie de soutenir un candidat, il faut que le 1er contact fasse la meilleure impression possible. Commencez donc par faire en sorte que les différents onglets soient le mieux renseignés possible. Notamment les onglets « Infos » et « photos » qui ne sont pas compliqué à renseigner (ne pas oublier de faire figurer l’adresse du site web du candidat ou de l’élu ainsi que les coordonnées de la permanence, etc.). Ne négligez pas non plus le petit encart carré sur la gauche de la page qui permet de faire figurer un petit texte.
Dans l’onglet « Infos » faite en sorte que le candidat joue le jeu en renseignant aussi des infos plus perso comme ses livres, films et musiques préférées. C’est un petit plus qui ne peut que contribuer à humaniser le personnage.
Conseil N°3 : Faites vivre votre Fan page en l’animant le plus régulièrement possible
- Mettez à jour le statut du candidat le plus souvent possible
- Changez régulièrement la photo du profil
- Ajouter des photos aussi régulièrement que possible au profil
- Lier vos profils FB et Youtube afin de partager les vidéos
- Faite en sorte que le candidat réagisse aux mises à jour de statuts et publications de ses supporters
- Faite en sorte que le candidat utilise la fonction « j’aime » pour souligner tel ou tel propos d’un supporter.
Conseil N°4 : Ne vous contentez pas de faire du Top>Down
Ne vous contentez pas de copier coller les infos du site, les communiqués de presse, les RDV d’agenda de la campagne, les interviews dans la presse. Si vous vous en tenez à cela, les internautes finiront par être lassé de ce qu’ils considéreront, à juste titre, comme du matraquage juste bon pour les militants inconditionnels.
Conseil N° 5 : Ecoutez et dialoguez avec vos soutiens
Ne vous contentez pas de diffuser vos infos mais prenez aussi la peine d’écouter ce qui se dit sur Facebook. Ecoutez et réagissez à certaines prises de paroles de vos supporters (en commençant par ex, par celles les plus commentées).
Accueillez vos nouveaux soutiens par un petit mot de remerciement et remercier également les personnes qui vous envoient des petits messages de sympathie et de soutiens. Ecoutez ce qui ce dit sur vous, votre collectivité ou les sujets qui vous intéresse. Les prises de paroles sur FB peuvent aussi être envisagé comme une photographie de l’opinion à un instant T. un moyen en temps réel de prendre le pouls d’une population.
Conseil N° 6 : Valoriser vos soutiens les plus actifs
De la même manière que les entreprises s’efforcent sur la toile de faire de leurs clients les 1ers ambassadeurs de la marque, prenez soin vous aussi soin de valoriser vos soutiens les plus actifs sur Facebook. Comment ? En les remerciant, en les rencontrant IRL, en leur proposant de participer à l’administration de votre Fan Page, etc.
Conseil N° 7 : Rencontrez vos soutiens dans le monde réel !
Facebook n’est pas une fin en soi. Vous pouvez aussi proposer à vos soutiens de les rencontrer IRL (Novlang Geek) afin de faire leur connaissance, de répondre à leurs questions, bref, de tenter de transformer l’essai. Une piste : organiser vos propres apéro Facebook !
Conseil N° 8 : Débattez !
Elus ou candidats, vous êtes là sur votre territoire alors saisissez vous de cette Agora permanente qu’est Facebook pour débattre des sujets qui vous semblent importants surtout en période de campagne électorale. Prenez donc la peine de lancer des débats (que pensez vous de la décision du gouvernement de …) de susciter des réactions en prenant vous même position (je suis contre le projet de … et vous ?) ou de poser simplement des questions : quelles sont selon vous les priorités
Conseil N° 9 : Ne vous limitez pas aux prises de paroles politiques
Ce conseil peut paraître paradoxal eu égard au conseil N°6, il ne l’est qu’en apparence. L’essentiel est de varier les sujets et de ne pas apparaître comme mono maniaque sur les sujets politiques. Faites en sorte donc, d’aborder de temps en temps des sujets plus léger (un film que vous venez de voir, un bouquin que vous venez de lire, d’encourager votre équipe (de foot) préférée un jour de match, etc ! Tout ce qui pourra contribuer à vous révéler sous un jour nouveau, à vous humaniser, bref, à créer de la proximité est bon à prendre.
Conseil N°10 : Trouvez votre ton, créez votre style de prise de parole
Je ne suis pas en train de vous dire qu’il faut parler « D’jeuns », pas du tout. D’ailleurs, rappelons que la moyenne d’âge sur FB est de 38 ans. Cela n’aurait donc aucun sens. Non, ce que je recommande c’est d’abord d’abandonner la langue de bois, d’oublier le style communiqué de presse, et de réapprendre à parler normalement. Pour certains, tout un programme !
Les membres de Facebook attendent des politiques présents sur FB qu’ils se comportent différemment que sur les médias traditionnels. Si le politique reproduit sur FB la même langue de bois que dans les médias, sa présence sur FB n’aura aucun intérêt. Dans le meilleur des cas, il ne parviendra à agréger sur sa Fan page que le cercle de ceux qui lui sont déjà acquis.
Etre présent sur FB exige d’en accepter les us et coutumes, à commencer par le style de prise de parole plus parlé, plus décontracté. Pour certains élus et candidats qui ont choisi de gérer eux même leur Fan page, je recommanderais par exemple de parler à la 1ère personne (ce que très peu de politiques font à l’heure actuelle).
Un ton, un style de prise de parole différent du langage entendu dans les médias peut déjà constituer un premier élément d’attractivité (je décide d’apporter mon soutiens parce que la manière dont il parle sur Facebook me surprend, m’intéresse, bref me donne envie.
Conseil N°11 : soyez transparent sur la gestion de la Fan page
Si le candidat n’est pas aux manettes, c’est dommage mais ne cherchez pas à faire croire le contraire ! Faites en sorte de ne pas prétendre le contraire et soyez transparent en présentant la ou les personnes gérant la Fan page de l’élu. Ceci sera un bon moyen de valoriser les militants et sympathisants investis sur FB.
Conseil N°12 : N’y aller que si c’est pour y rester
Développer une présence sur Facebook ne peut s’envisager le temps d’une campagne électorale. En tout cas, pas à partir d’un profil perso ou d’une Fan page. Les soutiens qu’il ou elle aurait agrégé durant la campagne ne comprendraient pas pourquoi soudainement, au lendemain du scrutin, il ou elle disparaisse.
Le développement d’une présence sur Facebook ne peut procéder que d’une démarche pérenne et permanente.
Ceci signifie que si un candidat décide d’aller sur Facebook à l’occasion d’une campagne électorale, il lui faudra réfléchir non seulement à sa stratégie d’animation pendant la campagne mais également anticiper l’après élection et la manière dont le il ou elle (élu(e) ou non) continuera à être présent sur FB.
Le cas Daniel Cohn-Bendit est l’exemple même de ce qu’il faut ne pas faire sur Facebook et sur Twitter. Celui-ci dispose d’une Fan page sur FB (3800 supporters) mais sa page n’a manifestement jamais été mise à jour : les dernières infos publiées sont 4 nouvelles photos et elle date de janvier 2009. Bien que cela soit hautement improbable, il s’agit-il peut être d’une vraie fausse Fan page (non contrôlé par DCB). Je vous invite à vous faire une idée par vous même : http://goo.gl/5dNy
Conseil Bonus ! : n’oubliez pas de créer votre raccourci d’adresse Facebook
Dernier conseil « bonus » ! Depuis Juin 2009, Facebook offre à ses membres la possibilité de choisir un nom d’utilisateur personnalisé, avec une url raccourcie et simplifiée, sur le modèle http://www.facebook.com/votrenom. Cette fonctionnalité est encore assez méconnue mais pas inutile pour faciliter l’accès à votre Fan page et pouvoir en faire la promo avec une adresse simple.
Pour définir votre username, c’est par ici :http://www.facebook.com/username/
A ce jour, le choix du nom n’étant soumis à aucun contrôle (la règle est « 1er arrivé, le 1er servi »), je vous conseille de régler cette question au plus tôt afin de vous prémunir d’un risque de cybersquatting. (Pour info, dans un registre voisin, plusieurs grandes villes présentes sur FB ont laissé échappé leur username par manque de réactivité voir http://www.facebook.com/grenoble ; http://www.facebook.com/Morlaix, Toulon, etc.)
En guise de conclusion, ne soyez présent sur Facebook que si vous êtes prêt à accepter la nouvelle donne conversationnelle du web social.
Ce qui signifie que vous êtes prêts à écouter et dialoguer avec les internautes, que vous abandonnez la vision Top >> Down et la logique de « Push » de vos infos.
Cela signifie que vous êtes disposé à écouter ce qu’ont à dire les internautes et à prendre le temps d’y répondre quelque soit les sujets et par toujours exclusivement les sujets politiques qui vous intéresse.
Bref, ceci requière un changement de pratiques. Notre personnel politique est-il prêt à opérer son aggiornamento digital ?
Certains ont montré la voix, telle NKM (qui prêche d’ailleurs la prise en main directe des Fans pages par les politiques), mais elle est encore loin de représenter l’arbre qui cache la forêt !
Mesdames et messieurs les élus et candidats, à vos mulots !
Régionales 2010 : Etude sur les sites web des candidats PS & UMP (6/6)
Vous trouverez ci dessous les liens vers l’ensemble des articles composant l’étude ainsi que les liens vers les fiches, région par région
- Régionales 2010 : au 14/02 + de la 1/2 des candidats ne proposaient toujours aucun programme sur leur site #fail (5/6)
- Régionales 2010 sur le Web : en matière de bilan, les candidats assurent le service minimum voir moins ! (4/6)
- Régionales 2010 : l’année (zéro) des candidats sur Facebook et Twitter (3/6)
- Tableau récapitulatif des dispositifs web des candidats aux régionales 2010 (2/6)
- Elections régionales : petit tour d’horizon des sites des candidats pour le meilleur et pour le pire ! (1/6)
Dispositif web des candidats PS et UMP région par région
- Alsace
- Aquitaine
- Auvergne
- Basse Normandie
- Bourgogne
- Bretagne
- Centre
- Champagne Ardennes
- Corse
- France Comté
- Haute Normandie
- Ile de France
- Languedoc roussillon
- Limousin
- Lorraine
- Midi Pyrénées
- Nord Pas de Calais
- Pays de la Loire
- Picardie
- Poitou Charentes
- PACA
- Rhône Alpes
Régionales 2010 : au 14/02 + de la 1/2 des candidats ne proposaient toujours aucun programme sur leur site #fail (5/6)
Sur les 44 candidats étudiés, à ce jour seul, 18 d’entre eux proposent à leurs visiteurs une rubrique dédiée au programme du candidat. 18 sur 44, cela représente donc moins de la moitié. A moins d’un mois du 1er tour de scrutin, n’est-il pas surprenant que la totalité des programmes des candidats ne soient toujours pas disponible sur leurs sites ?!
Vis à vis d’un internaute en quête d’infos, quelle crédibilité risque d’avoir un site de campagne qui à moins de 28 jours du scrutin n’est toujours pas en mesure de présenter les propositions du candidat pour la prochaine mandature ?
Comme je l’expliquais dans mon premier billet, le seul argument du référencement devrait suffire à convaincre les candidats de publier leur programme bien plus tôt, s’ils veulent que celui-ci ait le temps d’être référencé par les moteurs de recherche.
Mais le vrai problème, me semble-t-il, n’est pas là. Le vrai problème est que les hommes politiques n’ont toujours pas compris comment fonctionne le média Internet. C’est en partie une question de génération, mais pas seulement.
Certains n’ont pas encore compris, d’autres n’ont pas envie de comprendre et refusent d’intégrer les nouvelles règles de la communication sur le web et de modifier leur mode de fonctionnement
La plupart d’entre eux sont présent sur le Net par soumission à la dictature de la modernité mais sans s’investir réellement sur le média. Il suffit de parcourir les sites de campagne pour constater que la plupart des candidats se contentent de faire du neuf avec du vieux.
Ce n’est pas ici le consultant web qui parle mais le citoyen (un peu) idéaliste qui aimerait voir enfin notre personnel politique comprendre comment l’utilisation du web peut concourir à améliorer/régénérer le débat démocratique. Je ne nourrie aucune illusion sur les outils. L’essentiel est dans les pratiques et la compréhension de la mutation des usages.
La transparence, la praticité et l’accessibilité des infos sont les principales valeurs qui devraient guider les politiques qui veulent être présent sur la toile.
Accepter la nouvelle donne conversationnelle du web est la seconde étape, la plus importante. Elle requiert pour les politiques un aggiornamento intellectuel d’autant plus difficile qu’il nécessite de refonder leurs pratiques et leurs rapports aux citoyens.
Je ne nourris aucun angélisme quant à l’e-démocratie ou l’e-participation. J’ai même conscience que le dialogue permanent avec les électeurs rendu possible par l’avènement du web collaboratif et participatif va, d’une certaine manière, à l’encontre du principe de représentation.
Mais en période préélectorale, les candidats sollicitant les suffrages des électeurs ne devraient-ils pas davantage les écouter ? Profiter des potentialités du Net pour dialoguer avec eux ? Bref, remettre le citoyen au cœur de la démarche politique ?
Régionales 2010 sur le Web : en matière de bilan, les candidats assurent le service minimum voir moins ! (4/6)
Sur les 22 candidats sortant étudiés 17 proposent une rubrique bilan au moment de l’étude. Il s’en trouve donc 5 d’entre eux (près d’un quart tout de même) pour ne pas juger utile de proposer une rubrique dédiée à leur bilan sur leur site de campagne.
Bref, si un électeur souhaite se renseigner sur le bilan du candidat sortant, il ne devra pas compter sur le site de campagne pour lui répondre ! Une telle conception de la communication politique sur le web me laisse plus que septique …
Modalités de traitement du bilan (PDF Vs HTML)
Si une petite majorité des sites présentant un bilan ont eu la force de proposer des pages web dédiées la plupart du temps découpées en thèmes (8 sites), l’autre majorité (7 sites) s’est contenté de proposer un document PDF avec grosse innovation 2010 : une visionneuse flash !
Qu’en 2010, 50% des sites se contentent de publier un document PDF, c’est vraiment triste. Ceci montre à quel point les équipes de campagne produisent avant tout dans une logique papier et que le web reste la dernière roue du carrosse, pardon, du chariot !
Le web existe en France depuis, disons 1997, soit près de 14 ans. Combien de temps faudra t-il aux candidats pour ne plus se contenter de balancer sur le web des supports produits pour le papier ?
Quand comprendront-ils que le PDF est au média Internet ce que le préservatif est à l’Amour : c’est quand même mieux sans ! :-)
Plus sérieusement, combien de temps leur faudra-t-il pour comprendre que ces documents PDF sont souvent moins bien référencés sur les moteurs ?
>> Essayez donc de rechercher « Bilan Percheron » ou « Bilan Huchon » sur google. Résultats : aucun lien ne pointe sur leur bilan PDF existant leur site.
>> Essayer donc de recherche « Bilan alain Le Vern » sur google : aucun lien sur son bilan au format PDF. En revanche, on tombe sur un site de l’UMP dénonçant le mauvais bilan socialiste ! www.lavraiepreuve.fr
Même chose pour Huchon : le 1er résultat de recherche débouche sur un site d’opposition dénonçant son bilan www.bilan-huchon.net
Ces quelques exemples montrent, s’il en était besoin, qu’il n’est pas satisfaisant de se contenter d’un bilan à télécharger au format PDF. Rappelons également qu’en matière d’accessibilité les documents PDF restent encore assez peu accessibles aux logiciels des publics handicapés.
Bref, en matière de valorisation des bilans de mandats, les candidats ont encore une belle marge de progression.
Régionales 2010 : l’année (zéro) des candidats sur Facebook et Twitter (3/6)
A chaque élection depuis maintenant près de 10 ans, on proclame l’avènement du média Internet dans la campagne. En ce début d’année 2010, il y a fort à parier que les commentateurs nous expliquent qu’il s’agit de la 1ère élection « 2.0 ». En effet, la présence en masse des candidats sur les deux principaux médias sociaux a toutes les chances d’accréditer cette formule pour experts et journalistes en mal de formule !
A contrario du médiatiquement correct qui se féliciterait de voir nos hommes politiques débarquer sur Facebook et Twitter sans dépasser ce simple constat, une étude publiée sur Pargatruk.fr s’est attaché à analyser les stratégies de présence des candidats PS et UMP. Les résultats sont peu glorieux.
Focus sur les chiffres clés :
- Présence sur Twitter
Sur les 44 candidats étudiés, 29 sont présents sur Twitter soit les deux tiers. C’est le premier enseignement de cette étude : après les sites et les blogs, les candidats ont ajouté Twitter à leur panoplie de campagne. L’effet d’entrainement aidant, il est d’ailleurs fort à parier que d’ici la fin de la campagne, d’autres candidats débarqueront également sur Twitter !
Stratégie de « Followers / Followés »
La plupart des candidats ayant ouvert leur compte sur Twitter à l’occasion de la campagne, les chiffres de followers ne sont pas encore significatifs. L’étude par pudeur
a choisi de ne pas les recenser. Côté stratégie de suivie (personnes suivies) notons que dans leur majorité les candidats ne suivent que très peu de monde voir personne. Outre que le fait qu’une telle posture soit maladroite, elle trahit leur posture : les candidats sont là pour relayer leur agenda de campagne pas pour écouter. Une telle posture a peu de chance de donner beaucoup de résultat en recrutement de followers.
- Présence sur Facebook
Sur les 44 candidats étudiés, 43 sont présents sur Facebook, soit une écrasante majorité.
24 candidats sont présents par l’intermédiaire d’une Fan page
12 candidats sont présents par l’intermédiaire d’un profil perso
9 candidats sont présents par l’intermédiaire d’un groupe
A noter : certains d’entre eux cumulent les dispositifs (profil perso, Fan page, Groupe)
Palmarès des candidats comptant le plus de soutien sur FB (touts dispositifs confondus) :
N°1 : Ségolène royal avec une Fan Page comptabilisant près de 10 000 supporters. Notons tout de même que cette Fan Page n’est pas dédiée aux régionales, c’est le dispositif permanent de l’élue.
N°2 : Caroline Cayeux (UMP Picardie) avec 3 800 amis
N°3 : Valérie Pecresse (UMP IDF) avec 3600 supporters.
Les candidats sont donc présents en nombre sur les deux principaux médias, ok mais pour y faire quoi ? Pas grand chose de neuf, malheureusement.
Sur Facebook comme sur Twitter, la majorité se contente de copier coller liens vers leur site, communiqué de presse, Interviews dans la presse et agendas de campagne.
Sur Facebook, les prises de paroles sur la forme comme sur le fond sont profondément ennuyeuses, sans style (ou style télex). Bref, rien qui ne corresponde au style d’échanges que l’on peut y voir habituellement.
Seul phénomène intéressant sur Facebook, la manière dont parfois, les sympathisants se saisissent du Wall d’un candidat pour prendre la parole et commenter la campagne, contribuant par là même à animer son Wall.
A quelques très rares exceptions (ponctuelles) aucun candidat n’engage le dialogue avec les internautes sur ses pages Facebook ou Twitter. Les propos personnels sont l’exception et les réponses aux commentaires des internautes tout aussi rare.
Sur Twitter les RT sont très rares et les reply tout autant. Les profils ne suivent d’ailleurs en moyenne qu’un nombre très faible de personne, preuve s’il en était besoin qu’ils ne sont pas là pour dialoguer ou même juste écouter mais avant tout pour « pousser » leurs infos.
En résumé, les candidats se contentent de relayer sur FB et TW les infos de campagne dans une bonne vieille logique Top >> Down sans se soucier d’engager aucun dialogue avec leurs supporters et followers.
Malgré la nouveauté de ces outils (mais en fait, c’est peut être à cause) les candidats en arrivent à faire du vieux avec du neuf.
En fait, les candidats ne sont présents que parce qu’en cette année 2010, la dictature du médiatiquement correct contraint chacun à être présent sur les médias sociaux. Mais la démarche s’arrête là : y être. Pour faire comme les autres.
Aucun d’entre eux ne semble avoir pris la peine d’élaborer une stratégie précise d’utilisation des plateformes (A part l’équipe de Vauzelle qui a positionné Facebook sur la com grand publique et l’usage de Twitter sur les relations presse …) .
Alors, dira-t-on, cette élection 2010 aura été la 1ère à voir les candidats investir massivement les médias sociaux. Ils essuient les plâtres et ne peuvent que progresser. Moui, peut être. Quoique à bien y regarder … le web existe en France depuis une bonne grosse douzaine d’année (1997). Depuis toutes ces années les sites de candidats auraient pu / dû s’améliorer. Quand on voit la piètre qualité de la cuvée 2010, on est en droit d’être septique. Bref, cette élection régionale aura été l’année (zéro) des candidats sur Twitter et Facebook.
Tableau récapitulatif des dispositifs web des candidats aux régionales 2010 (2/6)
| Sites de campagnes des candidats sortant aux élections régionales Mars 2010 | |||||
| Région | Nom /prénom | site web | Bilan | Programme | |
| Alsace | Philippe Richert | www.philipperichert2010.fr | NON | OUI (html) | |
| Aquitaine | Alain Rousset | www.rousset2010.fr | OUI(PDF) | NON | |
| Auvergne | René Souchon | www.notreauvergne.com | OUI(html) | ||
| B Normandie | Laurent Beauvais | laurentbeauvais-regionales2010.com | OUI (PDF) | OUI (html | |
| Bourgogne | François Patriat | www.francoispatriat2010.fr | NON | NON | |
| Bretagne | JY Ledrian | www.ledrian2010.fr | OUI (PDF) | OUI(PDF) | |
| Centre | François Bonneau | www.vous-moi-nous.fr | OUI(html) | NON | |
| Champagne Ardennes | Jean Paul Bachy | www.laregionenmarche.fr | Très partiel | Très partiel | |
| Corse | C de rocca Serra | aucun site trouvé | |||
| Franche Comté | Marie Guite Dufay | www.marieguitedufay.fr | OUI (html) | NON | |
| H Normandie | Alain le Vern | www.levern2010.net | OUI (PDF) | NON | |
| IDF | JP Huchon | www.huchon2010.fr | OUI (PDF) | OUI(PDF) | |
| Lanquedoc-Rousillon | Georges Freche | languedocroussillon2010.com | OUI (html) | OUI (html) | |
| Limousin | JP Denanot | www.denanot2010.fr | OUI (html) | OUI (html) | |
| Lorraine | JP Masseret | www.masseretlorraine2010.com | OUI (html) | OUI (html) | |
| Midi-Pyrénées | Martin Malvy | www.martinmalvy.com | NON | NON | |
| Nord-pd-Calais | Daniel Percheron | www.npdc2010agauche.fr | OUI (PDF) | OUI(PDF) | |
| Pays de la Loire | Jacques Auxiette | www.auxiette2010.fr | NON | NON | |
| Picardie | Claude Gewerc | www.gewerc-2010.fr | OUI (html) | NON | |
| P- Charentes | Ségolène Royal | www.segolene-royal2010.fr | NON | NON | |
| PACA | Michel Vauzelle | www.vauzelle2010.fr | OUI (PDF) | NON | |
| Rhône Alpes | JJ Queyranne | www.uneregion-davance.fr | OUI (html) | OUI(PDF) | |
| Sites des principaux challengers de l’opposition | |||||
| Région | Nom /prénom | site web | Programme | ||
| Alsace | Jacques Bigot | www.jacques-bigot-2010.fr | SITE 404 | ||
| Aquitaine | Xavier Darcos | www.votreaquitaine.fr | NON | ||
| Auvergne | Alain Marleix | pas de site trouvé | NON | ||
| B Normandie | JF Le Grand | http://www.legrand2010.fr | OUI html | ||
| Bourgogne | François Sauvade | www.sauvadet2010.fr | NON | ||
| Bretagne | Bernadette Malgo | http://dessinonslabretagne.fr | 404 | ||
| Centre | Hervé Novelli | www.novelli2010.fr | OUI (PDF) | ||
| Champagne Ardennes | JL Warsmann | www.warsmann2010.com | NON | ||
| Corse | Paul Giaccobi | Site en cours d’élaboration | |||
| Franche Comté | Alain Joyandet | http://franche-comte.joyandet.fr | 0,5 | ||
| H Normandie | Bruno Le Maire | www.brunolemaire2010.fr | OUI (PDF) | ||
| IDF | Valérie Pecresse | www.pecresse-iledefrance.fr | OUI html | ||
| Lanquedoc-Rousillon | Raymond Couder | www.laregion2010.fr | NON | ||
| Limousin | Raymond Archer | http://limousin.raymondarcher2010.fr/ | NON | ||
| Lorraine | Laurent Hénart | http://henartpourlalorraine.fr | NON | ||
| Midi-Pyrénées | Brigitte Bareges | www.brigittebareges2010.fr | NON | ||
| Nord-pd-Calais | Valérie Létard | www.valerieletard2010.org | OUI (PDF) | ||
| Pays de la Loire | Christophe Béchu | www.bechu-regionales.fr | OUI html | ||
| Picardie | Caroline Cayeux | www.carolinecayeux.com | OUI html/PDF | ||
| P- Charentes | D. Bussereau | www.bussereau2010.com | très partiel | ||
| PACA | Thierry Mariani | www.mariani-paca2010.fr | rdv 14/02 | ||
| Rhône Alpes | Françoise Grosset | www.francoisegrossetete2010.fr | OUI (PDF) | ||
| Présence sur Facebook et Twitter des candidats sortants | |||||
| Région | Nom /prénom | FB Fan page | FB profil perso | FB Groupe | |
| Alsace | Philippe Richert | NON | 2800 | ||
| Aquitaine | Alain Rousset | OUI | 1005 | ||
| Auvergne | René Souchon | OUI | 1300 | ||
| B Normandie | Laurent Beauvais | NON | 477 | ||
| Bourgogne | François Patriat | NON | 623 | ||
| Bretagne | JY Ledrian | NON | 369 | ||
| Centre | François Bonneau | OUI | 890 | ||
| Champagne Ardennes | Jean Paul Bachy | OUI | 580 | ||
| Corse | C de rocca Serra | NON | |||
| Franche Comté | Marie Guite Dufay | OUI | 1650 | ||
| H Normandie | Alain le Vern | OUI | 73 | ||
| IDF | JP Huchon | OUI | 1500 | ||
| Lanquedoc-Rousillon | Georges Freche | NON | 1425 | ||
| Limousin | JP Denanot | OUI | 647 | ||
| Lorraine | JP Masseret | NON | 215 | ||
| Midi-Pyrénées | Martin Malvy | OUI | 900 | ||
| Nord-pd-Calais | Daniel Percheron | OUI | 536 | ||
| Pays de la Loire | Jacques Auxiette | OUI | 500 | ||
| Picardie | Claude Gewerc | OUI | 700 | ||
| P- Charentes | Ségolène Royal | OUI | 9376 | ||
| PACA | Michel Vauzelle | OUI | 2750 | ||
| Rhône Alpes | JJ Queyranne | OUI | 3300 | ||
| Présence sur Facebook et Twitter des challengers de l’opposition | |||||
| Région | Nom /prénom | FB Fan Page | FB Profil per | FB Groupe | |
| Alsace | Jacques Bigot | OUI | 1180 | ||
| Aquitaine | Xavier Darcos | OUI | 310 | ||
| Auvergne | Alain Marleix | NON | 135 | ||
| B Normandie | JF Le Grand | OUI | 468 | ||
| Bourgogne | François Sauvade | OUI | 1081 | ||
| Bretagne | Bernadette Malgo | OUI | 91 | ||
| Centre | Hervé Novelli | OUI | 945 | 1350 | |
| Champagne Ardennes | JL Warsmann | OUI | 371 | 397 | |
| Corse | E. de Gentili | NON | 174 | ||
| Franche Comté | Alain Joyandet | NON | 2800 | ||
| H Normandie | Bruno Le Maire | OUI | 2282 | ||
| IDF | Valérie Pecresse | OUI | 3600 | ||
| Lanquedoc-Rousillon | Raymond Couder | OUI | 1300 | ||
| Limousin | Raymond Archer | NON | 619 | ||
| Lorraine | Laurent Hénart | NON | 400 | ||
| Midi-Pyrénées | Brigitte Bareges | NON | 1080 | ||
| Nord-pd-Calais | Valérie Létard | NON | 1300 | ||
| Pays de la Loire | Christophe Béchu | OUI | 2100 | ||
| Picardie | Caroline Cayeux | OUI | 3800 | ||
| P- Charentes | D. Bussereau | OUI | 277 | ||
| PACA | Thierry Mariani | OUI & NON | 1671 | ||
| Rhône Alpes | Françoise Grosset | NON | 1700 | ||
