Sur Facebook, Valls et Monteboug 1ers bénéficiaires du débat des primaires PS
A la veille du débat de jeudi dernier (15/09/11) on pouvait se demander si le débat aurait un impact sur les soutiens que les candidats agrègent sur leur page Facebook. En gros, les candidats gagneront-ils des « fans » durant la soirée à l’occasion du débat ?!
Bon, il est vrai que pour cela, il faudrait que les candidats considèrent leur page Facebook comme un outil à parti entière. Comme je le montrais dans mon dernier billet, c’est malheureusement encore loin d’être le cas …
Cependant nos concitoyens passant de plus en plus de temps conjointement devant la TV et sur la toile, il valait la peine de mesurer la chose.
Voici les résultats :
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Nbr de soutiens |
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15 sept |
16 sept |
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Ségolène Royal |
29 102 |
29212 |
+0,4 % |
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Martine Aubry |
14 611 |
14 894 |
+ 2 % |
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Arnaud Montebourg |
12 084 |
12 444 |
+ 3 % |
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François Hollande |
11 619 |
11 905 |
+ 2,5 % |
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Manuel Valls |
5 102 |
5 366 |
+ 5 % |
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JM Baylet |
679 |
715 |
+ 5 % |
Quels enseignements peut-on tirer de ces chiffres ?
Si on met de côté Baylet qui part de très loin sur Facebook, il est intéressant de constater que la page ayant le plus progressé à l’issue du débat (Manuel Valls avec + 5%) est celle du candidat ayant été présenté par les commentateurs comme le principal vainqueur du débat.
Si les chiffres en % donne Manuel Valls comme le principal bénéficiaire en progression, en chiffre brut, c’est la page d’Arnaud Montebourg qui progresse le plus avec + 360 fans.
Les pages Facebook des politiques sont elles en passe de devenir un moyen de tâter le pouls de l’opinion en temps réel ?! A voir … L’année électorale qui se présente répondra peut être à la question.
Un effet “débat”
Même si il a été faible, il est indéniable qu’il y a eu un effet “Débat” sur le nombre de fans. Il suffit pour s’en convaincre de voir que le taux de progression des fans a rechuté depuis sur l’ensemble des pages des candidats.
Alors il est vrai que dans l’absolu, gagner 360 fans (pour Montebourg) en une soirée à l’échelle d’un pays comme la France (avec 21 millions de Français sur Facebook) c’est assez dérisoire. Dans une entreprise, le ROI serait même jugé totalement lamentable …
Bref, il est urgent que les candidats dépassent le stade du “présentéisme” sur Facebook. Car même sans parler de la dimension conversationnelle (traité dans mon dernier billet), un candidat cohérent et rationnel devrait juger prioritaire le fait de rassembler le plus grand nombre de soutiens possibles sur sa page. A la fois pour disposer ainsi d’une audience qualifiée mais également pour pouvoir témoigner de sa popularité dans l’opinion publique.
Heureusement que l’élection ne se joue pas sur Facebook parce qu’à ce compte, avec près d’un demi million de soutiens sur sa page, Nicolas Sarkozy serait d’ores et déjà réélu !
Primaires PS sur Facebook : état des lieux à J – 30

A un peu moins d’un mois du 1er tour des primaires socialistes, voici un petit état des lieux de l’utilisation de Facebook par les 6 candidats.
Etat des lieux des soutiens au 12/09/11 :
• Ségolène Royal : 28 985 soutiens
• Martine Aubry : 14 432
• Arnaud Montebourg : 11 914 soutiens
• François Hollande : 11 317 soutiens
• Manuel Valls : 5084 soutiens
• JM Baylet : 653 soutiens
Analyse quantitative / qui est en tête ? qui progresse le + ?
Ségolène Royal caracole en tête … non pas dans les sondages ☺ mais sur Facebook ! Avec près de 29 000 soutiens sur sa page, elle est loin devant les autres candidats. En seconde place, la page Martine Aubry regroupe «seulement» un peu plus de 14 000 soutiens (.
Cette 1ère place s’explique notamment par l’antériorité de la présence de SR sur le réseau social. Elle fut en effet l’une des toutes premières politiques française à aller sur Facebook. Par ailleurs, son statut d’ex candidate à la Présidentielle et de prétendante au poste de 1er secrétaire du PS lui ont permit de capitaliser les soutiens sur sa page depuis maintenant près de 3 ans.
Mais l’antériorité n’explique pas tout. Le nombre de soutiens sur la page a plus que doublé depuis juin dernier passant de 13 000 à près de 29 000 soutiens. On peut y voir un signe que sa popularité reste forte dans l’opinion.
Cette croissance exponentielle du nombre de soutiens est un phénomène qui s’observe également chez les autres principaux candidats.
La “Fan page” d’Aubry est ainsi passé de 3000 soutiens en juin à plus de 14 000 en septembre. Soit une progression de plus de 460 % !
La page publique de François Hollande est quant à elle passé de 2500 à un peu plus de 11 000 soutiens. Soit une progression de 360% !
La page d’Arnaud Montebourg connaît une progression sensiblement égale à celle de François Hollande en passant d’un peu moins de 3000 soutiens à presque 12 000 en septembre.
Pour effectuer les relevés de nombre de fans, je me suis servi des chiffres du baromètre mensuel publiés sur www.top100politique.com
Notons que François Hollande “traine” encore son profil perso comme un boulet plafonné à 5000 amis. Ceci peut en partie expliquer le fait que sa page publique rassemble moins de monde (A titre de comparaison, Manuel Valls a récemment transformé son profil perso en Page publique : il dispose désormais d’une Fan page de plus de 5000 soutiens. Ne doutons pas qu’il va demander à Facebook la fusion avec son autre Fan page qui elle compte environ 1350 soutiens).
Analyse qualitative / Quels usages les candidats font-ils de leurs pages ?
L’utilisation que les candidats font de leurs pages est globalement assez décevante. La majorité d’entre eux se contente de relayer les actus de leur site et de dérouler tel un inventaire à la Prévert, leurs passages dans les médias. Bref, rien de passionnant !
A regretter : une absence totale de Community Management sur les pages
On regrettera surtout que la dimension conversationnelle y soit totalement absente. Alors même que, pour l’ensemble des candidats, chacun des posts publiés suscitent des dizaines voir des centaines de réactions (« j’aime » et/ou commentaires), on ne voit aucun des candidats prendre la peine de rentrer dans la conversation, c’est à dire, réagir aux commentaires, remercier les internautes pour leurs contributions. C’est pourtant le B.A- Ba d’une démarche de Community management sur Facebook. A croire que les débats et discussions se déroulant sur leur Mur ne les intéressent pas …
Malgré le caractère horizontal de la communication sur Facebook, nos politiques s’obstinent à faire du vertical et rien que du vertical.
Alors certes, je ne suis pas assez naïf pour ignorer les enjeux et difficultés de la mise en place d’un Community Management sur une page Facebook. Mais tout de même : ces candidats n’ont-ils pas des équipes de campagnes susceptibles d’assumer ce volet conversationnel ?!
Espérons que les équipes de campagnes corrigent rapidement ces maladresses de débutants …
La mécanique virale de Facebook étant ce qu’elle est, les candidats ont tout à gagner à rentrer dans la conversation s’ils veulent élargir davantage encore l’audience de leur page publique. Question d’ambition ? de génération ? de culture ? Et vous, qu’en pensez vous ?
2012 : état de la présence de François Hollande sur les médias sociaux
Seconde monographie des candidats potentiels à la Présidentielle de 2012 avec cette semaine François Hollande candidat en lice pour la primaire socialiste.
Sa présence sur les médias sociaux se caractérise par un dispositif désormais classique : Facebook, Twitter, Dailymotion et blog. En revanche, on s’étonnera (ou pas !) de l’absence de dispositif partisan (blogs de soutien, fans page partisane, etc. comme c’était le cas pour DSK notamment).
Sur Facebook
Une Fan Page : 5931 fans (contre 3226 soutiens début mai)
http://www.facebook.com/francoishollande.fr
Un profil perso au plafond (4907 amis sur les 5000 autorisés)
https://www.facebook.com/fhollande
Même si la procédure de fusion de pages n’est pas encore très au point, elle existe et l’équipe du candidat aurait tout intérêt à 1/ transformer le profil en page 2 / fusionner la nouvelle page avec la seconde. Ceci permettrait d’augmenter sensiblement l’audience de la page. Car en tout état de cause, conserver le profil perso n’a aucun intérêt pour une personnalité de premier plan comme Hollande.
Sur Twitter
http://twitter.com/#!/fhollande
261 tweets
10 262 followers contre 3500 début mai
Notons que le profil est certifié depuis peu. Ce n’était pas encore le cas début mai.
Si François hollande a réservé son nom sur Twitter depuis 2009, cela ne fait que très récemment qu’il s’est mis à tweeter : 261 tweets au compteur sont là pour en attester J
Sur Youtube & Dailymotion
- Sur Dailymotion : une chaine dédiée (official User) : 53 vidéos
http://www.dailymotion.com/blog_francoishollande
On remarquera que les vidéos sont encore précédées de spots de pub alors que ce n’est pas/plus le cas chez la plupart des candidats. Faire la demande au staff de DM n’est pourtant pas compliqué !
Blog / Site
http://www.francoishollande.fr
Ecosystème partisan / Comité de soutien
A l’exception d’un petit groupe (391 membres) sur Facebook (mais qui a fermé) il n’existe a priori à ce stade, aucun site de soutien à la candidature de François Hollande.
Présidentielle 2012 : panorama des forces en présence sur le Web
En cette fin de moi de mai, ce billet pour vous annoncer que je vais entamer un panorama de l’état de la présence en ligne des candidats potentiels à l’élection Présidentielle de 2012. Merci à @seekoeur pour son coup de pied au Q ;-)
L’objectif sera de faire le point sur l’état des dispositifs existants pour chacun des candidats potentiels. Au fil des mois, nous pourrons ainsi voir comment ces dispositifs évoluent :
Au plan quantitatif, on pourra ainsi par ex voir l’évolution du nombre de fans sur Facebook et du nombre de followers sur Twitter
Au plan qualitatif, on pourra se rendre compte du déploiement de nouveaux outils, et l’utilisation qui en est fait.
Je vais commencer par DSK (prochain billet à suivre)…. Oui, je sais, il est plus que probable que celui-ci soit désormais hors jeu … Eh bien justement ! Commençons par lui avant que sa sortie de piste ne soit confirmée.
J’ai choisi de passer en revue la présence en ligne des 17 candidats potentiels suivants :
A droite
- Nicolas Sarkozy
- Dominique De Villepin
- Hervé Morin
- François Bayrou
- Nicolas Dupont Aignan
Extrême droite
- Marine Le Pen
- Arnaud Gouillon
Les verts
- Nicolas Hulot
- Eva Joly
A Gauche
- DSK
- Ségolène Royal
- Martine Aubry
- François Hollande
- Manuel Valls
- Arnaud Montebourg
- Vincent Peillon
Extrême gauche / gauche radicale
- Jean-Luc Mélenchon
Si vous avez des infos à me faire suivre, n’hésitez pas !
Les ministères sur Twitter : 1er état des lieux
Après mon billet du mois dernier sur la présence des ministres sur Twitter, je m’attaque aujourd’hui aux ministères ! Je me suis en effet rendu compte lors de mes recherches, qu’au delà des Politiques intuitu personae, la présence institutionnelle des ministères se développait également sur la plateforme de micro-blogging. J’ai donc entrepris de les recenser.
Sur les quinze ministères que compte le gouvernement actuel, on recense six ministères présents sur Twitter avec un total de 11 comptes. Le ministère de l’Emploi, du travail et de la Santé compte en effet 3 profils et la Défense également. Si ce mouvement n’est pas encore un raz de marée (désolé pour la métaphore), ce n’est plus un épiphénomène.
Petit panorama et état des lieux
Qui sont les plus suivis ?
Le ministère comptant le plus de followers sur son compte est le MAE avec 69 570 abonnés au 24 mars. Il est suivi, loin derrière, par l’Education Nationale (21 043 followers) et le ministère de l’Intérieur (8825 followers).
Qui tweete le plus ?
Les trois ministères le plus bavard sont Bercy avec 3821 tweets au compteur, suivi par le MAE (1588 tweets) et l’intérieur (1176 tweets publiés).
Stratégie d’abonnement
Si on veut jouer le jeu, sur Twitter, on vient autant pour publier que pour écouter. Çà manifestement, les ministères ne l’ont pas encore compris. A l’exception de Bercy qui suit près de 1000 comptes, la majorité des autres ministères présent ne suit personne ou alors seulement une poignée de comptes (très souvent d’ailleurs, ceux des autres ministères !) : De là à croire qu’ils n’utilisent Twitter que pour faire du « push » d’infos en provenance de leur site, il n’y a qu’un pas …
Stratégie de publication et de conversation : focus sur le MAE, Bercy et Beauvau
>> Quai d’Orsay
Prime au plus ancien, @Francediplo, le compte du MAE tire très bien son épingle du jeu : les Retweet sont fréquents, les replys un peu moins mais il y en a. Enfin, les hashtags (#) sont présent sur la quasi totalité des tweets. On remarquera également que le MAE entretient les échanges avec le réseau d’ambassades Françaises présentes sur Twitter. En résumé, le quai d’Orsay maitrise les codes de Twitter et les utilisent de manière pertinente. Seul petit bémol, on peut regretter que le partage d’infos ne soit pas étendu au fruit de la veille que le MAE doit effectuer sur la toile.
>> Bercy
Pas très loin derrière le Quai d’Orsay, on retrouve le ministère des Finances qui contrairement au ministère de l’intérieur a découvert les vertus des services de raccourcis d’URL ! (un peu d’entraide interministérielle ne nuirait pas J). Premier élément positif, Bercy dispose d’un fond de page personnalisé qui liste l’ensemble des sites et dispositifs du MINEFI sur la toile et les médias sociaux. Récemment, Bercy s’est essayé à la couverture « Live tweet » d’un colloque : c’est encore assez peu fréquent dans le domaine publique pour être signalé. On regrettera l’absence quasi totale de RT et de reply qui sont pour le moment l’exception et non la règle, c’est bien dommage.
>> Ministère de l’intérieur
1ère question à trancher : est-ce le compte du ministère de l’intérieur ou celui du ministre ?! J La question, vous en conviendrez n’a rien d’anodine. Sinon, initiative intéressante lors du 1er tour des cantonales avec une sorte de « Live Tweet » des résultats département par département. Bon, le problème est que tous ces tweets ont été diffusé le lendemain … L
En conclusion : il est urgent de dépasser le stade du « présentéisme »
Si certains ministères commencent à avoir un peu de recul et à consolider leur positionnement et leur stratégie de publication sur Twitter, la majorité des autres ministères en est encore au stade du « présentéisme » : ils y sont. Et s’en servent pour faire du « push d’infos TOP >> DOWN. C’est dommage car c’est faire du vieux avec du neuf.
Certes, Twitter n’est pas un outil évident à appréhender. Trouver le bon positionnement éditorial peut prendre du temps. Mais ce n’est pas parce que c’est « tendance » qu’il faut être présent sur Twitter mais parce qu’on a établi un vrai projet et positionnement éditorial : Quels objectifs ? Quelles cibles ? Quelle stratégie de publication et d’animation ? Enfin, quelle stratégie de conversation ? La gratuité de l’outil ne dispense pas de se poser toutes ces questions.
>> Cinq petits conseils pour pérenniser sa présence sur Twitter
1 / Clarifier le projet éditorial (et la place du ministre !)
2 / Adopter les codes et usages en vigueur sur Twitter
3 / Ne pas parler que de soi mais partager le fruit de sa veille
4 / Engager la conversation (oui, c’est nouveau et vous n’avez pas l’habitude ! Mais avec un peu de persévérance, vous y arriverez !)
5 / Ne pas limiter l’usage de Twitter au service communication (Vous ne voyez pas de quoi je veux parler ?! Contactez moi, je vous en dirai plus).
Retrouver la liste des ministères Français présent sur Twitter sur cette liste publique sur mon compte Twitter : https://twitter.com/#!/pargatruk/ministères
Pourquoi, en 2011, les ados risquent de débarquer sur Twitter
En ce début d’année 2011, je cède à la tentation de vous livrer ma petite prédiction pour l’année à venir concernant l’évolution de la sociologie de Twitter.
Sans aller jusqu’à rattraper Facebook, il y a fort à parier qu’en 2011 Twitter connaisse une forte croissance dopée par l’engouement des adolescents pour la plateforme de micro blogging aux Etats-Unis comme en Europe. Les deux principaux éléments qui me conduisent à formuler une telle hypothèse sont les suivants :
- Les ados ont besoin « d’entre soi ». Or sur Facebook, Papa et Maman sont désormais aussi mes amis !
- Les SMS, c’est ringard et çà ne permet pas de communiquer avec l’ensemble de sa tribu
1 / Facebook n’offre plus « l’entre soi » générationnel dont les ados ont besoin
Avec plus d’un demi milliard de membre et une moyenne d’âge de 38 ans, Facebook n’est plus un réseau social de niche. Toutes les statistiques publiées par Facebook montrent que depuis 2010, le taux de progression des membres se fait sur la tranche des 55 ans et +.
Durant toute cette année 2010, les parents, les oncles, les tantes ont débarqués sur Facebook ! Si certains ados sont parvenus à cloisonner, pas évident de refuser la demande de contact de papa ou maman !
Où est le problème me direz vous ?! Eh bien, dès lors qu’un ado compte ses parents parmi ses amis sur Facebook, cela va l’inciter à une certaine retenue dans ces posts : il ne sera plus aussi spontané que devant sa bande d’amis. Bref il ne sera plus aussi libre qu’avant ! A mon sens, ceci constitue déjà en soi, une bonne raison de trouver un nouvel eldorado.
La rupture de « l’entre soi » générationnel sur Facebook peut constituer une raison suffisante pour que les ados se mettent en quête d’un nouvel eldorado. Et qui d’autre que Twitter est mieux à même de leur offrir cet eldorado ?!
2 / Les SMS, c’est ringard et çà ne permet pas de communiquer avec sa tribu
A l’heure des médias sociaux et de l’avènement de l’Internet Mobile, les SMS sont sur le point de prendre un sérieux coup de vieux. Deux caractéristiques des SMS peuvent conduire à pronostiquer leur obsolescence et donc leur abandon progressif au profit d’autres outils de communication plus sophistiqués.
Une première caractéristique tient à l’une des limites fonctionnelles du SMS : celui-ci est essentiellement un outil de communication « One To One ».
Il est certes possible d’envoyer un même SMS à plusieurs personnes à la fois mais chacun en conviendra, c’est relativement fastidieux et à quelques rares exceptions (Nouvel an, annonce d’une Naissance) peu de personne pratique régulièrement l’envoi de SMS en groupe. Bref, le SMS reste essentiellement un moyen de communication One To One qui permet à deux individus d’échanger.
La seconde caractéristique tient au caractère essentiellement privé de l’usage des SMS.
La lame de fond du Social Média a changé la donne dans la perception de ce qui relève de la sphère privée et intime et ce qui relève de la nouvelle sphère digitale publique. Je ne suis ni pour, ni contre (bien au contraire !) mais je constate juste que pour nombre d’entre nous à commencer par les plus jeunes, la sphère privé a rétréci (ou changé de nature). Désormais force est de constater que chacun se livre et publie beaucoup plus de choses sur lui-même sur la toile. Au delà même de Facebook, il suffit pour s’en convaincre de voir le succès croissant des services de géo localisations du type Foursquare ou Facebook Place.
Bref, pour les ados, à quoi bon utiliser le média SMS alors qu’il limite drastiquement la publicité qu’ils sont prêts à apporter à leurs prises de paroles ?!
Alors, d’accord, me direz vous, mais Twitter dans tout çà ?!
Eh bien, Twitter, à y regarder de plus prêt, présente bien des avantages :
Sur la forme, un tweet n’est guère éloigné d’un SMS. Sur le fond, la plateforme de micro-blogging permet à la fois la plus large publicité des messages tout en offrant le cas échéant l’anonymat et la protection des tweets qui permet aux ados d’une tribu de recréer de l’entre soi.
Hier pour donner RDV à ses potes, Kevin devait envoyer autant de SMS qu’il a d’amis. Aujourd’hui, en un tweet, il peut prévenir toute sa tribu de followers et se géolocaliser en même temps.
Sans aller jusqu’à pronostiquer le déclin de Facebook, il faut bien comprendre que celui-ci devenant « Mainstream », il ne permet plus à ses membres de se différencier.
Dès lors, en plus de Facebook, les ados en quête de différenciation pourraient choisir de cultiver un autre espace digital …. sur Twitter.
Qu’en pensez vous ?




