Sur Facebook, Valls et Monteboug 1ers bénéficiaires du débat des primaires PS

19 septembre 2011 Laisser un commentaire

A la veille du débat de jeudi dernier (15/09/11) on pouvait se demander si le débat aurait un impact sur les soutiens que les candidats agrègent sur leur page Facebook. En gros, les candidats gagneront-ils des « fans » durant la soirée à l’occasion du débat ?!

Bon, il est vrai que pour cela, il faudrait que les candidats considèrent leur page Facebook comme un outil à parti entière.  Comme je le montrais dans mon dernier billet, c’est malheureusement encore loin d’être le cas …

Cependant nos concitoyens passant de plus en plus de temps conjointement devant la TV et sur la toile, il valait la peine de mesurer la chose.

Voici les résultats :

 

Nbr de soutiens

 

15 sept

16 sept

 

Ségolène Royal

29 102

29212

+0,4 %

Martine Aubry

14 611

14 894

+ 2 %

Arnaud Montebourg

12 084

12 444

+ 3 %

François Hollande

11 619

11 905

+ 2,5 %

Manuel Valls

5 102

5 366

+ 5 %

JM Baylet

679

715

+ 5 %

Quels enseignements peut-on tirer de ces chiffres ?

Si on met de côté Baylet qui part de très loin sur Facebook, il est intéressant de constater que la page ayant le plus progressé à l’issue du débat (Manuel Valls avec + 5%) est celle du candidat ayant été présenté par les commentateurs comme le principal vainqueur du débat.

Si les chiffres en % donne Manuel Valls comme le principal bénéficiaire en progression, en chiffre brut, c’est la page d’Arnaud Montebourg qui progresse le plus avec + 360 fans.

Les pages Facebook des politiques sont elles en passe de devenir un moyen de tâter le pouls de l’opinion en temps réel ?! A voir … L’année électorale qui se présente répondra peut être à la question.

Un effet “débat” 

Même si il a été faible, il est indéniable qu’il y a eu un effet “Débat” sur le nombre de fans. Il suffit pour s’en convaincre de voir que le taux de progression des fans a rechuté depuis sur l’ensemble des pages des candidats.

Alors il est vrai que dans l’absolu, gagner 360 fans (pour Montebourg) en une soirée à l’échelle d’un pays comme la France (avec 21 millions de Français sur Facebook) c’est assez dérisoire. Dans une entreprise, le ROI serait même jugé totalement lamentable …

Bref, il est urgent que les candidats dépassent le stade du “présentéisme” sur Facebook. Car même sans parler de la dimension conversationnelle (traité dans mon dernier billet), un candidat cohérent et rationnel devrait juger prioritaire le fait de rassembler le plus grand nombre de soutiens possibles sur sa page. A la fois pour disposer ainsi d’une audience qualifiée mais également pour pouvoir témoigner de sa popularité dans l’opinion publique.

Heureusement que l’élection ne se joue pas sur Facebook parce qu’à ce compte, avec près d’un demi million de soutiens sur sa page, Nicolas Sarkozy serait d’ores et déjà réélu !

Primaires PS sur Facebook : état des lieux à J – 30

13 septembre 2011 Laisser un commentaire

photomontage des 6 candidats
A un peu moins d’un mois du 1er tour des primaires socialistes, voici un petit état des lieux de l’utilisation de Facebook par les 6 candidats.

Etat des lieux des soutiens au 12/09/11 :

Ségolène Royal : 28 985 soutiens
Martine Aubry : 14 432
Arnaud Montebourg : 11 914 soutiens
François Hollande : 11 317 soutiens
Manuel Valls : 5084 soutiens
JM Baylet : 653 soutiens

Analyse quantitative / qui est en tête ? qui progresse le + ?

Ségolène Royal caracole en tête … non pas dans les sondages ☺ mais sur Facebook ! Avec près de 29 000 soutiens sur sa page, elle est loin devant les autres candidats. En seconde place, la page Martine Aubry regroupe «seulement» un peu plus de 14 000 soutiens (.

Cette 1ère place s’explique notamment par l’antériorité de la présence de SR sur le réseau social. Elle fut en effet l’une des toutes premières politiques française à aller sur Facebook. Par ailleurs, son statut d’ex candidate à la Présidentielle et de prétendante au poste de 1er secrétaire du PS lui ont permit de capitaliser les soutiens sur sa page depuis maintenant près de 3 ans.

Mais l’antériorité n’explique pas tout. Le nombre de soutiens sur la page a plus que doublé depuis juin dernier passant de 13 000 à près de 29 000 soutiens. On peut y voir un signe que sa popularité reste forte dans l’opinion.

Cette croissance exponentielle du nombre de soutiens est un phénomène qui s’observe également chez les autres principaux candidats.

La “Fan page” d’Aubry est ainsi passé de 3000 soutiens en juin à plus de 14 000 en septembre. Soit une progression de plus de 460 % !

La page publique de François Hollande est quant à elle passé de 2500 à un peu plus de 11 000 soutiens. Soit une progression de 360% !

La page d’Arnaud Montebourg connaît une progression sensiblement égale à celle de François Hollande en passant d’un peu moins de 3000 soutiens à presque 12 000 en septembre.

Pour effectuer les relevés de nombre de fans, je me suis servi des chiffres du baromètre mensuel publiés sur www.top100politique.com

Notons que François Hollande “traine” encore son profil perso comme un boulet plafonné à 5000 amis. Ceci peut en partie expliquer le fait que sa page publique rassemble moins de monde (A titre de comparaison, Manuel Valls a récemment transformé son profil perso en Page publique : il dispose désormais d’une Fan page de plus de 5000 soutiens. Ne doutons pas qu’il va demander à Facebook la fusion avec son autre Fan page qui elle compte environ 1350 soutiens).

Analyse qualitative / Quels usages les candidats font-ils de leurs pages ?

L’utilisation que les candidats font de leurs pages est globalement assez décevante. La majorité d’entre eux se contente de relayer les actus de leur site et de dérouler tel un inventaire à la Prévert, leurs passages dans les médias. Bref, rien de passionnant !

A regretter : une absence totale de Community Management sur les pages

On regrettera surtout que la dimension conversationnelle y soit totalement absente. Alors même que, pour l’ensemble des candidats, chacun des posts publiés suscitent des dizaines voir des centaines de réactions (« j’aime » et/ou commentaires), on ne voit aucun des candidats prendre la peine de rentrer dans la conversation, c’est à dire, réagir aux commentaires, remercier les internautes pour leurs contributions. C’est pourtant le B.A- Ba d’une démarche de Community management sur Facebook. A croire que les débats et discussions se déroulant sur leur Mur ne les intéressent pas …

Malgré le caractère horizontal de la communication sur Facebook, nos politiques s’obstinent à faire du vertical et rien que du vertical.

Alors certes, je ne suis pas assez naïf pour ignorer les enjeux et difficultés de la mise en place d’un Community Management sur une page Facebook. Mais tout de même : ces candidats n’ont-ils pas des équipes de campagnes susceptibles d’assumer ce volet conversationnel ?!

Espérons que les équipes de campagnes corrigent rapidement ces maladresses de débutants …

La mécanique virale de Facebook étant ce qu’elle est, les candidats ont tout à gagner à rentrer dans la conversation s’ils veulent élargir davantage encore l’audience de leur page publique. Question d’ambition ? de génération ? de culture ? Et vous, qu’en pensez vous ?

2012 : état de la présence de Manuels Valls sur la toile sociale

 

3ème monographie des candidats en lice pour 2012, Manuels Valls, député-Maire d’Evry (94). Celui-ci propose un dispositif relativement classique organisé autour de Facebook, d’un blog et d’une chaine sur Dailymotion. Cependant, rien de très optimisé à court terme on va le voir avec un compte Twitter officielle mais avec zéro tweets au compteur !

 

 

Sur Facebook

 

 

1 profil perso « au plafond » des 5000 « amis »

https://www.facebook.com/profile.php?id=1075707436

A quoi bon conserver ce profil et l’animer alors que celui-ci est au plafond des 5000 amis autorisés pour les profils perso ?! Cela n’a pas de sens. Le candidat devrait sans tarder concentrer ses efforts sur l’animation de sa page publique.

 

Une page publique : 563 fans

https://www.facebook.com/pages/Manuel-Valls/162321627145610

>> Remarques :

La page n’est animée qu’à partir des billets du blog. Cette utilisation en mode « push » ne peut tenir lieu de stratégie d’animation. Ceci d’autant plus que le SAV n’est jamais au RDV : malgré les commentaires et les « j’aime » assez nombreux, le Candidat (et/ou son équipe) n’entre jamais dans la conversation pour répondre ou remercier : c’est dommage ! sur sa page Manuel Valls ne pourrait-il pas avoir des prises de paroles plus perso et dédiées à ses soutiens ?

Autre détail : aucun username ne semble avoir été définis pour la page et notamment pas celui-ci : facebook.com/manuelvalls : c’est bien imprudent !

 

 

Site  www.besoindoptimisme.fr

>> Remarques :

Site classique d’un Politique, il n’y a pas grand chose à en dire. L’articulation avec le BlogOptimisme n’a rien d’évident. Le site est bien animé mais se contente un peu trop de relayer les passages médias de l’élu.

 

Dernière remarque, le site sur sa page d’accueil, propose un lien sur un compte Twitter totalement inactif : cela ne fait vraiment pas très sérieux.

 

 

Twitter : @manuelvalls 

 

Ce compte est bien officiel puisqu’il est proposé en lien depuis le site du candidat. Pourtant, @manuelvalls n’a encore publié aucun tweet : A croire que la concision en 140 caractères exige encore un délai ;-)

 

 

Dailymotion

http://www.dailymotion.com/manuelvalls

89 vidéos, ce n’est pas mal mais il ne s’agit que des vidéos de ses interviews dans les médias. Il y n’a aucune vidéo « perso ». Par ailleurs, le compte DM n’a engagé aucune stratégie de contacts sur la plateforme, c’est dommage.

 

 

En résumé

Manuel Valls grand communicant de Jospin aurait-il des réserves telles vis à vis du média Internet et des réseaux sociaux qu’il se contentent d’une simple stratégie de présentéisme ?! La réponse bientôt avec l’accélération de la campagne pour les primaires …

2012 : état de la présence de François Hollande sur les médias sociaux

14 juin 2011 1 commentaire

Seconde monographie des candidats potentiels à la Présidentielle de 2012 avec cette semaine François Hollande candidat en lice pour la primaire socialiste.

Sa présence sur les médias sociaux se caractérise par un dispositif désormais classique : Facebook, Twitter, Dailymotion et blog. En revanche, on s’étonnera (ou pas !) de l’absence de dispositif partisan (blogs de soutien, fans page partisane, etc. comme c’était le cas pour DSK notamment).

 

Sur Facebook

 

Une Fan Page : 5931 fans (contre 3226 soutiens début mai)

http://www.facebook.com/francoishollande.fr

 

Un profil perso au plafond (4907 amis sur les 5000 autorisés)

https://www.facebook.com/fhollande

 

Même si la procédure de fusion de pages n’est pas encore très au point, elle existe et l’équipe du candidat aurait tout intérêt à 1/ transformer le profil en page 2 / fusionner la nouvelle page avec la seconde. Ceci permettrait d’augmenter sensiblement l’audience de la page. Car en tout état de cause, conserver le profil perso n’a aucun intérêt pour une personnalité de premier plan comme Hollande.

 

Sur Twitter

http://twitter.com/#!/fhollande

 

261 tweets

10 262 followers contre 3500 début mai

 

Notons que le profil est certifié depuis peu. Ce n’était pas encore le cas début mai.

 

Si François hollande a réservé son nom sur Twitter depuis 2009, cela ne fait que très récemment qu’il s’est mis à tweeter : 261 tweets au compteur sont là pour en attester J

 

Sur Youtube & Dailymotion

 

  • Sur Dailymotion : une chaine dédiée (official User) : 53 vidéos

 

http://www.dailymotion.com/blog_francoishollande

 

On remarquera que les vidéos sont encore précédées de spots de pub alors que ce n’est pas/plus le cas chez la plupart des candidats. Faire la demande au staff de DM n’est pourtant pas compliqué !

 

Blog / Site

 

http://www.francoishollande.fr

 

 

 

Ecosystème partisan / Comité de soutien

 

A l’exception d’un petit groupe (391 membres) sur Facebook (mais qui a fermé) il n’existe a priori à ce stade, aucun site de soutien à la candidature de François Hollande.

 

 

Présidentielle 2012 : Etat de la présence de DSK sur la toile

24 mai 2011 1 commentaire

Comme je le disais dans mon billet introductif , il est probable que DSK déclare forfait pour la présidentielle. Certains pourraient donc juger inutile de passer en revue l’état de son dispositif, ce n’est pas faux. En même temps, en politique, tant que l’on n’est pas 6 pieds sous terre, on n’est jamais fini ! J’ai donc choisi de conserver DSK parmi les candidats passés en revue, ne serait-ce que pour faire un état des lieux avant forfait.

Sur la toile la présence “perso” du futur-ex-non-candidat est relativement discrète :

Sur Facebook

>> Une fan page : 8715 soutiens

http://www.facebook.com/pages/Dominique-Strauss-Kahn/289569844649?v=wall

Notons que le nombre de fans à presque triplé en 2 mois : la page en comptait à peine 3500 en mars dernier.

 >> Une seconde Fan page intitulé DSK : 1685 fans 

http://www.facebook.com/pages/Dominique-Strauss-Kahn/141990309179013

A noter que rien ne permet de savoir si cette page est officielle ou non

>> Un profil perso : 2269 amis 

le profil n’ayant jamais rien posté, rien ne permet de l’authentifier.

http://www.facebook.com/StraussKahnNews

Sur Twitter / Youtube & Dailymotion

Sur l’ensemble des autres principales plateformes, DSK était encore totalement absent.

-       pas de compte sur Twitter

-       Pas de chaine sur Youtube ou dailymotion

-       Pas de blog perso

Ecosystème partisan / Comité de soutien

Si DSK n’était pas encore actif à titre perso, un écosystème partisan commençait, lui à se mettre en place

>> Sur Facebook, deux fans pages

1 / Fan Page « Club DSK » (1800 fans)

la vocation de cette page est de favoriser la candidature de DSK au primaires socialistes.

En deux mois, la page a gagné environs 600 fans

http://www.facebook.com/pages/Club-DSK/121826474530664

A noter que la page continue a être animé par la publication des tweets du compte @clubDSK

2 / Fan Page DSK 2012 (1450 fans)

Cette seconde page se présente également comme une page de soutien pour la candidature de DSK. Elle vient en relais du site www.dskvraifaux.fr

http://www.facebook.com/pages/DSK-2012/317588807052

A noter : la page n’a plus posté depuis le 14 mai.

>> Un profil perso « Pournous Cestlui »

A côté de la page club DSK, on trouve donc également un profil perso qui compte 1540 amis. A noter que le profil n’a plus rien publié depuis l’éclatement de l’affaire.

http://www.facebook.com/pournous.cestlui

>> Sur Twitter, le soutien à DSK s’organise autour de 3 principaux comptes

@ClubDsk

5620 followers et + de 2500 tweets au compteur.

A noter que le compte est toujours actif depuis

Un compte club DSK : 1592 tweets / 1316 followers

http://twitter.com/#!/ClubDSK

@DSK_2012

compte récent (seulement 162 tweets au compteur mais déjà presque 2000 followers)

https://twitter.com/#!/DSK_2012

Ce compte est le relais sur Twitter du blog de soutien à la candidature de DSK

http://www.dsk-2012.blogspot.com/

@lesJSK

541 tweets au compteur et (seulement) 565 followers

Ce compte est le relais sur Twitter du site www.lesjsk.fr

https://twitter.com/#!/lesJSK

@dsknet

même s’il se présente lui même comme non officiel, citons également le compte @dsknet qui relayait l’actu de DSK. Je dis cela au passé car, plus un tweet depuis le 14 mai.

Ce compte vient en relais du site www.dskvraifaux.fr

>> Sur la blogosphère

Le blog DSK 2012 se présente comme un blog de soutien à la candidature de DSK

Notons que ce blog fait relativement amateur (pleins de pub partout).

Pas de nouveau billet depuis le 15 mai.

http://www.dsk-2012.blogspot.com/

Génération DSK

http://www.generation-dsk.fr

Une Fan page : 143 fans

http://www.facebook.com/pages/G%C3%A9n%C3%A9ration-DSK/184074001635715?sk=info

Synthèse : 

Ce dispositif est/était en conformité avec la stratégie du/ (de l’ex) candidat d’avancer masqué et à demi pas avec un dispositif “perso” a minima compensé par un dispositif de soutien beaucoup plus développé et assez actif (jusqu’au 14 mai)

Présidentielle 2012 : panorama des forces en présence sur le Web

20 mai 2011 1 commentaire

En cette fin de moi de mai, ce billet pour vous annoncer que je vais entamer un panorama de l’état de la présence en ligne des candidats potentiels à l’élection Présidentielle de 2012. Merci à @seekoeur pour son coup de pied au Q ;-)

L’objectif sera de faire le point sur l’état des dispositifs existants pour chacun des candidats potentiels. Au fil des mois, nous pourrons ainsi voir comment ces dispositifs évoluent :

Au plan quantitatif, on pourra ainsi par ex voir l’évolution du nombre de fans sur Facebook et du nombre de followers sur Twitter

Au plan qualitatif, on pourra se rendre compte du déploiement de nouveaux outils, et l’utilisation qui en est fait.

Je vais commencer par DSK (prochain billet à suivre)…. Oui, je sais, il est plus que probable que celui-ci soit désormais hors jeu … Eh bien justement ! Commençons par lui avant que sa sortie de piste ne soit confirmée.

J’ai choisi de passer en revue la présence en ligne des 17 candidats potentiels suivants :

A droite

  • Nicolas Sarkozy
  • Dominique De Villepin
  • Hervé Morin
  • François Bayrou
  • Nicolas Dupont Aignan

 Extrême droite 

  • Marine Le Pen
  • Arnaud Gouillon

 Les verts 

  • Nicolas Hulot
  • Eva Joly

 A Gauche 

  • DSK
  • Ségolène Royal
  • Martine Aubry
  • François Hollande
  • Manuel Valls
  • Arnaud Montebourg
  • Vincent Peillon

 Extrême gauche / gauche radicale 

  • Jean-Luc Mélenchon

Si vous avez des infos à me faire suivre, n’hésitez pas !

Les ministères sur Twitter : 1er état des lieux

25 mars 2011 2 commentaires

Après mon billet du mois dernier sur la présence des ministres sur Twitter, je m’attaque aujourd’hui aux ministères ! Je me suis en effet rendu compte lors de mes recherches, qu’au delà des Politiques intuitu personae, la présence institutionnelle des ministères se développait également sur la plateforme de micro-blogging. J’ai donc entrepris de les recenser.

 

Sur les quinze ministères que compte le gouvernement actuel, on recense six ministères présents sur Twitter avec un total de 11 comptes. Le ministère de l’Emploi, du travail et de la Santé compte en effet 3 profils et la Défense également. Si ce mouvement n’est pas encore un raz de marée (désolé pour la métaphore), ce n’est plus un épiphénomène.

 

 

Petit panorama et état des lieux

 

Qui sont les plus suivis ?

Le ministère comptant le plus de followers sur son compte est le MAE avec 69 570 abonnés au 24 mars. Il est suivi, loin derrière, par l’Education Nationale (21 043 followers) et le ministère de l’Intérieur (8825 followers).

 

Qui tweete le plus ?

Les trois ministères le plus bavard sont Bercy avec 3821 tweets au compteur, suivi par le MAE (1588 tweets) et l’intérieur (1176 tweets publiés).

 

Stratégie d’abonnement

Si on veut jouer le jeu, sur Twitter, on vient autant pour publier que pour écouter. Çà manifestement, les ministères ne l’ont pas encore compris. A l’exception de Bercy qui suit près de 1000 comptes, la majorité des autres ministères présent ne suit personne ou alors seulement une poignée de comptes (très souvent d’ailleurs, ceux des autres ministères !) : De là à croire qu’ils n’utilisent Twitter que pour faire du « push » d’infos en provenance de leur site, il n’y a qu’un pas …

 

Stratégie de publication et de conversation : focus sur le MAE, Bercy et Beauvau

 

>> Quai d’Orsay

Prime au plus ancien, @Francediplo, le compte du MAE tire très bien son épingle du jeu : les Retweet sont fréquents, les replys un peu moins mais il y en a. Enfin, les hashtags (#) sont présent sur la quasi totalité des tweets. On remarquera également que le MAE entretient les échanges avec le réseau d’ambassades Françaises présentes sur Twitter. En résumé, le quai d’Orsay maitrise les codes de Twitter et les utilisent de manière pertinente. Seul petit bémol, on peut regretter que le partage d’infos ne soit pas étendu au fruit de la veille que le MAE doit effectuer sur la toile.

 

>> Bercy

Pas très loin derrière le Quai d’Orsay, on retrouve le ministère des Finances qui contrairement au ministère de l’intérieur a découvert les vertus des services de raccourcis d’URL ! (un peu d’entraide interministérielle ne nuirait pas J). Premier élément positif, Bercy dispose d’un fond de page personnalisé qui liste l’ensemble des sites et dispositifs du MINEFI sur la toile et les médias sociaux. Récemment, Bercy s’est essayé à la couverture « Live tweet » d’un colloque : c’est encore assez peu fréquent dans le domaine publique pour être signalé. On regrettera l’absence quasi totale de RT et de reply qui sont pour le moment l’exception et non la règle, c’est bien dommage.

 

>> Ministère de l’intérieur

1ère question à trancher : est-ce le compte du ministère de l’intérieur ou celui du ministre ?! J La question, vous en conviendrez n’a rien d’anodine. Sinon, initiative intéressante lors du 1er tour des cantonales avec une sorte de « Live Tweet » des résultats département par département. Bon, le problème est que tous ces tweets ont été diffusé le lendemain … L

 

En conclusion : il est urgent de dépasser le stade du « présentéisme »

 

Si certains ministères commencent à avoir un peu de recul et à consolider leur positionnement et leur stratégie de publication sur Twitter, la majorité des autres ministères en est encore au stade du « présentéisme » : ils y sont. Et s’en servent pour faire du « push d’infos TOP >> DOWN. C’est dommage car c’est faire du vieux avec du neuf.

 

Certes, Twitter n’est pas un outil évident à appréhender. Trouver le bon positionnement éditorial peut prendre du temps. Mais ce n’est pas parce que c’est « tendance » qu’il faut être présent sur Twitter mais parce qu’on a établi un vrai projet et positionnement éditorial : Quels objectifs ? Quelles cibles ? Quelle stratégie de publication et d’animation ? Enfin, quelle stratégie de conversation ? La gratuité de l’outil ne dispense pas de se poser toutes ces questions.

 

>> Cinq petits conseils pour pérenniser sa présence sur Twitter

 

1 / Clarifier le projet éditorial (et la place du ministre !)

2 / Adopter les codes et usages en vigueur sur Twitter

3 / Ne pas parler que de soi mais partager le fruit de sa veille

4 / Engager la conversation (oui, c’est nouveau et vous n’avez pas l’habitude ! Mais avec un peu de persévérance, vous y arriverez !)

5 / Ne pas limiter l’usage de Twitter au service communication (Vous ne voyez pas de quoi je veux parler ?! Contactez moi, je vous en dirai plus).

 

Retrouver la liste des ministères Français présent sur Twitter sur cette liste publique sur mon compte Twitter : https://twitter.com/#!/pargatruk/ministères

 

 

12 ministres sur Twitter : de + en + nombreux mais pas encore très bavards

1 mars 2011 1 commentaire

En ce début d’année 2011, la présence des ministres sur Twitter continue de progresser. Alors qu’en 2009, on en recensait 5 sur Twitter, un an et demi plus tard, ce chiffre a presque triplé. Signe des temps ?! Ne nous emballons pas ! Un peu plus d’un tiers des ministres français sur Twitter ce n’est plus une mode mais ce n’est pas encore une révolution. Petite visite guidée :

Les 3 plus suivis sont :

1 / NKM avec un peu plus de 64 000 followers

2 / Laurent Wauquiez avec 37 600 followers

3 / Valérie Pécresse avec un peu plus de 11 000 followers

 

Contrairement aux fans sur Facebook, sur Twitter, le nombre de « followers » n’est pas synonyme de popularité mais de notoriété. On suit (Follow) en effet un politique par intérêt pour ces prises de paroles et pour pouvoir, le cas échéant, croiser le fer avec lui.

Les 3 plus bavards sont :

 

Qui sont ceux qui tweetent le plus ? Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ! A ce compte, prime aux plus anciens sur Twitter :

1 / NKM arrive en pole position avec près de 1449 tweets au compteur. Elle tweete depuis le février 2009. Côté fréquence de publication, c’est la chute libre : seulement 2 tweets pour l’ensemble du mois de février et 6 pour le mois de janvier.

2 / Laurent Wauquiez avec 834 tweets arrive en seconde position (Il tweete depuis le 24 janvier 2009). Mais seulement 10 tweets diffusés en février et 12 en janvier. Peut mieux faire !

3 / Enfin, Frédéric Lefebvre qui tweete depuis novembre 2009 décroche le Bronze avec 655 tweets ! C’est lui le plus prolixe depuis le début de l’année avec 28 tweets en février et 43 en janvier.

De quoi parlent-ils ?

 

C’est là où le bât blesse … on regrettera que leurs gazouillis manquent encore de saveur. Car, paradoxalement, les prises de paroles directes sont encore très rares ! La plupart des « Timelines » se contentent en effet d’égrener, tel un chapelet, l’agenda du ministre et ses passages dans les médias. Le tout dans un style télégraphique exhumé de l’âge d’or de la TSF ! C’est vous dire si c’est passionnant …

Comment expliquer cela ? Tout simplement par le fait que la majorité des ministres ne gère pas leur compte eux même ! Leur compte étant géré par un de leur conseiller, celui-ci ne peut se permettre la liberté de ton qui serait celle du ministre si ce dernier tweetait par lui-même. CQFD.

Encore aujourd’hui, à l’exception d’NKM, il est peu probable que d’autres ministres tweetent par eux mêmes (sauf peut être ponctuellement). Il suffit pour s’en convaincre de parcourir les Timelines des ministres : et de voir Benoit Apparu prévenir que Benoit Apparu sera présent à tel endroit ! Même chose pour Christine Lagarde. Certes, l’ego de certains pourrait les pousser à parler d’eux même à la 3ème personne, mais arrêtons les frais : ce genre de formulation trahit l’attaché de presse néophyte n’ayant pas encore compris qu’on n‘écrivait pas sur Twitter comme on rédigeait un communiqué de presse ;-)

En conclusion, deux petits conseils aux aspirants à la Twitosphère

 

Les politiques ayant envie d’être présent sur Twitter doivent comprendre deux choses :

1 / Réciter leur agenda (Média) n’apporte aucune valeur ajoutée. Parce que Twitter es un média en temps réel, il serait plus opportun de « Live Tweeter » les déclarations, les réflexions du ministre. Ne pas tweeter (seulement) en amont mais (aussi et surtout) pendant.

2 / Il est indispensable d’engager le dialogue avec les followers. Twitter ne peut se résumer à un nouveau canal de push d’infos à la mode. Réseau d’informations, c’est une plateforme où l’on partage, on échange et on discute. Certains politiques ont commencé à jouer le jeu. Outre NKM, citons notamment Benoit Hamon, Anne Hidalgo, Lionel Tardy, Alain Lambert.

Bon, mais me direz-vous, nos ministres ont peut être autre chose à faire qu’à twetter, non ?! C’est vrai, mais alors rien ne les oblige non plus à être présent sur Twitter …

A décider d’y être présent, autant jouer le jeu de l’échange et du dialogue qui est l’essence de cette plateforme. A s’obstiner à faire de la com verticale sur un média horizontal, on prouve juste une chose : qu’on a rien compris et que l’on continue à faire du vieux avec du neuf.

Les 12 ministres à gazouiller sont les suivants :

Au 28 février, 12 ministres sur 31 sont présent sur Twitter.

  1. Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET :  @nk_m (64 147 Followers)
  2. Laurent WAUQUIEZ :  @laurentwauquiez (37 000 followers)
  3. Valérie PÉCRESSE : @vpecresse (11 193 followers)
  4. Frédéric LEFEBVRE : @FLefebvre_UMP (6122 followers)
  5. Luc CHATEL : @LucChatel (3964 followers)
  6. François BAROIN : @francoisbaroin (3306 followers)
  7. Benoist APPARU : @benoistapparu (3140 followers)
  8. Christine LAGARDE : @eco_bercy (2178 followers)
  9. Marie-Anne MONTCHAMP : @mamontchamp (981 followers)
  10. Thierry MARIANI : @thierrymariani (869 followers)
  11. Maurice LEROY : @mauriceleroy (395 followers)
  12. Nora BERRA : @BerraNora (205 followers)

Postcriptum  :

Avant son limogeage, MAM faisait également partie des ministres présents sur Twitter : @MAlliotMarie (752 followers)

Notons qu’elle n’a plus tweeté depuis le 25 février. A quand le récit en “Live Tweet” d’un ministre en train de se faire vider ?! ;-)


Instituts d’études: To tweet or not to tweet : ce n’est pas encore la question !

21 février 2011 2 commentaires

En voyant il y a quelque temps apparaître des comptes Twitter TNS SOFRES et IFOP, je me suis dis : tiens, les instituts d’études et de sondage seraient-ils en train de débarquer « en force » sur Twitter ?! J’ai donc entrepris de recenser les principaux comptes de la twittosphère « sondagière » Française afin de voir comment ils se positionnaient sur Twitter. Dans ce premier billet sur le sujet, vous trouverez la liste de l’ensemble des comptes et « Twittos » (beurk ! désolé, je n’aime pas ce terme mais je n’en connais pas d’autres !) officiant pour des instituts d’études et d’opinions. Que peut-on retenir de cette première enquête sur les enquêteurs !?

Seul 4 instituts (sur 9) présents en tant que tel

Tout d’abord, d’un point de vue quantitatif, le « débarquement » n’est pas vraiment avéré ! Sur les 9 principaux instituts (TNS SOFRES, BVA, CSA, IFOP, IPSOS, LH2, HARRIS INTERACTIVE, OPINION WAY et MEDIAMETRIE) seul 3 d’entre eux proposent des comptes « Corporate » :

Petite constatation sur ces 4 comptes : Alors que TNS, IPSOS et Médiamétrie proposent un compte « générique » (c’est à dire une porte d’entrée globale sur l’entreprise), le compte IfopOpinion est, comme son nom l’indique, dédié à l’un de ses départements (Opinion et Stratégies d’entreprise).

Cette différence de positionnement n’est pas anodine : les uns, dans une logique Corporate, entendent valoriser l’ensemble des produits de l’entreprise, l’autre propose un compte dédié à une branche de l’entreprise et présente ainsi une offre plus ciblée.

Des dirigeants et directeurs de départements en tête de pont ?

Seconde constatation, si les instituts n’y sont que faiblement présents en tant que tel, certains de leurs dirigeants, directeurs de département et collaborateurs ont commencé à gazouiller à titre perso mais dans un registre professionnel (pour parler études et sondages)

  • @JeanDanielLevy : Directeur du Département Opinion & Corporate Harris Interactive
  • @emmanuelriviere : Directeur de Département. Etude et analyse de l’Opinion TNS SOFRES
  • @laguirlande : Guénaelle Gault, Directrice de Département Stratégies d’Opinion TNS SOFRES

On notera que ces personnes sont à la fois présentes à titre personnel et professionnel. Loin de moi l’idée de dénoncer un pseudo mélange des genres, bien au contraire ! Mais voilà un ex concret de ce à quoi les entreprises doivent faire face désormais à l’heure de la « globalisation digitale » : des collaborateurs qui tweetent certes en leur nom propre mais en engageant peu ou prou l’image de l’entreprise. Certaines grandes entreprises ne s’y sont d’ailleurs pas trompées et ont entreprises d’élaborer en interne des chartes d’usages des médias sociaux à l’intention de leurs collaborateurs.

Il ne fait selon moi aucun doute que ces prises de paroles individuelles sont une richesse pour l’entreprise. Mais chose inédite, c’est un capital désormais partagé : les tweets « profitent » autant à l’entreprise qu’à leur auteur. Le cas de Jean Daniel Levy est l’ex type : JDL tweete depuis juillet 2009. Il a d’abord tweeté « pour » CSA, il tweete désormais « pour » Harris Interactive.

Lorsqu’un collaborateur tweete « pour l’entreprise, celle-ci en bénéficie en terme d’image et de diffusion d’infos. Mais le propriétaire du compte lui capitalise un réseau, une notoriété, une e-réputation. Et lorsqu’il quittera l’entreprise, il conversera et emportera ce capital avec lui. Cette question est à la fois complexe et passionnante, l’aborder dans ce billet n’est pas possible, je m’éloigne du sujet !

Les transparents : BVA, LH2

En l’état de mes recherches, ces trois entreprises semblent totalement absentes de Twitter. C’est assez surprenant en 2011 pour des instituts de cette taille et de ce secteur.

En résumé : une présence timide, inégale et en ordre dispersé


4 sur 9 comptes Twitter d’entreprise, on est encore loin du raz de marée ! En même temps, on comprend les hésitants : élaborer une stratégie de présence sur un média aussi nouveau que Twitter ne va pas de soi. Quelle stratégie de publication ? de veille ? de conversation ?

La solution est probablement à rechercher du côté d’un écosystème vertueux associant comptes de collaborateurs + comptes « thématiques » par secteur ou département. Mais tout ceci ne pourra se faire que progressivement, en tâtonnant, en expérimentant.

Dans ce processus, notons qu’avec pas moins de 5 comptes actifs TNS SOFRES est l’entreprise la plus avancée dans l’expérience Twitter … mais avec seulement 1 compte d’entreprise pour 4 comptes de collaborateurs présent en fin de compte à titre individuel.

Au total, en ce début d’année 2011, la présence des instituts d’études et d’opinion sur Twitter se résume à une dizaine de comptes. Et ceux-ci sont davantage présents par l’intermédiaire de leurs cadres et dirigeants que dans une logique « corporate » propre. Que les collaborateurs mouillent la chemise davantage que l’entreprise elle même, qu’en pensez vous ? Etonnant non ?!

Liste sur Twitter

J’ai créé une liste sur mon compte Twitter pour recenser et suivre les Twittos” des instituts d’études et d’opinion. Je vous invite à “follower” cette liste à l’adresse suivante : http://twitter.com/#!/pargatruk/etudes-opinions

Pourquoi, en 2011, les ados risquent de débarquer sur Twitter

31 janvier 2011 22 commentaires

En ce début d’année 2011, je cède à la tentation de vous livrer ma petite prédiction pour l’année à venir concernant l’évolution de la sociologie de Twitter.

Sans aller jusqu’à rattraper Facebook, il y a fort à parier qu’en 2011 Twitter connaisse une forte croissance dopée par l’engouement des adolescents pour la plateforme de micro blogging aux Etats-Unis comme en Europe. Les deux principaux éléments qui me conduisent à formuler une telle hypothèse sont les suivants :

  • Les ados ont besoin « d’entre soi ». Or sur Facebook, Papa et Maman sont désormais aussi mes amis !
  • Les SMS, c’est ringard et çà ne permet pas de communiquer avec l’ensemble de sa tribu

 

1 / Facebook n’offre plus « l’entre soi » générationnel dont les ados ont besoin


Avec plus d’un demi milliard de membre et une moyenne d’âge de 38 ans, Facebook n’est plus un réseau social de niche. Toutes les statistiques publiées par Facebook montrent que depuis 2010, le taux de progression des membres se fait sur la tranche des 55 ans et +.

Durant toute cette année 2010, les parents, les oncles, les tantes ont débarqués sur Facebook ! Si certains ados sont parvenus à cloisonner, pas évident de refuser la demande de contact de papa ou maman !

Où est le problème me direz vous ?! Eh bien, dès lors qu’un ado compte ses parents parmi ses amis sur Facebook, cela va l’inciter à une certaine retenue dans ces posts : il ne sera plus aussi spontané que devant sa bande d’amis. Bref il ne sera plus aussi libre qu’avant ! A mon sens, ceci constitue déjà en soi, une bonne raison de trouver un nouvel eldorado.

La rupture de « l’entre soi » générationnel sur Facebook peut constituer une raison suffisante pour que les ados se mettent en quête d’un nouvel eldorado. Et qui d’autre que Twitter est mieux à même de leur offrir cet eldorado ?!

 

2 / Les SMS, c’est ringard et çà ne permet pas de communiquer avec sa tribu

 

A l’heure des médias sociaux et de l’avènement de l’Internet Mobile, les SMS sont sur le point de prendre un sérieux coup de vieux. Deux caractéristiques des SMS peuvent conduire à pronostiquer leur obsolescence et donc leur abandon progressif au profit d’autres outils de communication plus sophistiqués.

Une première caractéristique tient à l’une des limites fonctionnelles du SMS : celui-ci est essentiellement un outil de communication « One To One ».

Il est certes possible d’envoyer un même SMS à plusieurs personnes à la fois mais chacun en conviendra, c’est relativement fastidieux et à quelques rares exceptions (Nouvel an, annonce d’une Naissance) peu de personne pratique régulièrement l’envoi de SMS en groupe. Bref, le SMS reste essentiellement un moyen de communication One To One qui permet à deux individus d’échanger.

La seconde caractéristique tient au caractère essentiellement privé de l’usage des SMS.

La lame de fond du Social Média a changé la donne dans la perception de ce qui relève de la sphère privée et intime et ce qui relève de la nouvelle sphère digitale publique. Je ne suis ni pour, ni contre (bien au contraire !) mais je constate juste que pour nombre d’entre nous à commencer par les plus jeunes, la sphère privé a rétréci (ou changé de nature). Désormais force est de constater que chacun se livre et publie beaucoup plus de choses sur lui-même sur la toile. Au delà même de Facebook, il suffit pour s’en convaincre de voir le succès croissant des services de géo localisations du type Foursquare ou Facebook Place.

Bref, pour les ados, à quoi bon utiliser le média SMS alors qu’il limite drastiquement la publicité qu’ils sont prêts à apporter à leurs prises de paroles ?!

Alors, d’accord, me direz vous, mais Twitter dans tout çà ?!

Eh bien, Twitter, à y regarder de plus prêt, présente bien des avantages :

Sur la forme, un tweet n’est guère éloigné d’un SMS. Sur le fond, la plateforme de micro-blogging permet à la fois la plus large publicité des messages tout en offrant le cas échéant l’anonymat et la protection des tweets qui permet aux ados d’une tribu de recréer de l’entre soi.

Hier pour donner RDV à ses potes, Kevin devait envoyer autant de SMS qu’il a d’amis. Aujourd’hui, en un tweet, il peut prévenir toute sa tribu de followers et se géolocaliser en même temps.

Sans aller jusqu’à pronostiquer le déclin de Facebook, il faut bien comprendre que celui-ci devenant « Mainstream », il ne permet plus à ses membres de se différencier.

Dès lors, en plus de Facebook, les ados en quête de différenciation pourraient choisir de cultiver un autre espace digital …. sur Twitter.

 

Qu’en pensez vous ?

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